La République démocratique du Congo participe à une conférence régionale consacrée à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ouverte le 21 octobre 2026 à Brazzaville, en République du Congo. Représentée par son ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, la RDC entend contribuer aux réflexions sur le renforcement de la participation des femmes et des jeunes aux échanges commerciaux africains, la promotion du label « Made in Central Africa » et le développement des partenariats économiques en Afrique centrale.
La capitale congolaise accueille, depuis le mercredi 21 octobre, les travaux d’une conférence régionale consacrée aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine. Cette rencontre réunit plusieurs acteurs institutionnels et économiques autour d’un objectif commun : favoriser une participation plus active des femmes et des jeunes à la dynamique d’intégration commerciale du continent.
Selon une dépêche du ministère du Commerce extérieur de la RDC, consultée à ce sujet, les échanges portent notamment sur la promotion de l’entrepreneuriat féminin et juvénile, la valorisation des produits fabriqués en Afrique centrale et la création de nouvelles opportunités d’affaires entre les opérateurs économiques de la région.
La participation congolaise s’inscrit dans cette dynamique. À travers Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur, Kinshasa prend part aux discussions visant à identifier des mécanismes susceptibles de faciliter l’accès des entrepreneurs aux marchés régionaux et continentaux.
Les travaux réunissent les ministres du Commerce de la région, le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, des représentants des organisations de femmes et de jeunes entrepreneurs, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Leur présence témoigne de l’importance accordée à l’implication du secteur privé et des catégories d’acteurs économiques qui disposent encore d’un potentiel de développement considérable dans les échanges intra-africains.
La ZLECAf, un marché continental à conquérir
Entrée dans sa phase opérationnelle avec le lancement des échanges commerciaux préférentiels en janvier 2021, la ZLECAf constitue l’un des principaux projets d’intégration économique de l’Union africaine. Elle ambitionne de créer un marché unique de biens et de services, de faciliter les échanges entre les pays membres et de renforcer les chaînes de valeur africaines.
À terme, cette initiative doit contribuer à réduire les obstacles au commerce intra-africain, à stimuler la production locale et à accroître la compétitivité des entreprises du continent. Sa mise en œuvre représente également une occasion de diversifier les économies africaines et de réduire leur dépendance à l’égard des marchés extérieurs.
Pour la République démocratique du Congo, qui dispose d’importantes ressources naturelles, d’un potentiel agricole considérable et d’un marché intérieur étendu, l’enjeu consiste notamment à transformer ses capacités de production en opportunités commerciales durables.
Dans cette perspective, la promotion du label « Made in Central Africa » occupe une place importante dans les discussions de Brazzaville. L’objectif est de mieux valoriser les produits issus de la région, d’encourager leur transformation locale et de faciliter leur accès aux marchés africains.
Au-delà des engagements institutionnels, la conférence met l’accent sur les conditions nécessaires à une participation effective des femmes et des jeunes au commerce régional. L’accès aux financements, aux marchés, aux réseaux professionnels et aux partenariats d’affaires figure parmi les leviers essentiels pour favoriser le développement de leurs entreprises.
La concrétisation de ces ambitions dépendra toutefois de la capacité des États et de leurs partenaires à traduire les orientations retenues en mesures opérationnelles, notamment en matière d’accompagnement entrepreneurial, de facilitation des échanges et de soutien aux petites et moyennes entreprises.
Pour la RDC, la participation à cette rencontre constitue ainsi une occasion de contribuer aux initiatives régionales destinées à renforcer l’intégration économique africaine, tout en recherchant de nouvelles perspectives pour ses entrepreneurs.
La conférence de Brazzaville s’inscrit, en définitive, dans une démarche plus large : faire de la ZLECAf un instrument de développement économique dont les retombées bénéficient non seulement aux grandes entreprises, mais également aux femmes, aux jeunes et aux petites structures qui participent à la création de richesses sur le continent.
Jeremy Mavunda

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