
L’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) a exprimé une vive inquiétude face à la recrudescence des actes d’insécurité visant les enseignants de l’UNIKIN. Cette alerte intervient dans un contexte marqué par l’assassinat du professeur Matthieu Abata, survenu en janvier dernier, ainsi que par une série d’agressions et de cambriolages recensés sur et autour du campus universitaire.
Lors d’une déclaration rendue publique le 9 février, le président de l’APUKIN, le professeur David Lubo, a dénoncé la persistance d’un climat d’insécurité qu’il qualifie d’« alarmant ». Il a fait état de violences physiques ciblées contre des enseignants, soulignant que ces actes plongent le corps professoral dans un état de peur permanent et compromettent la sérénité nécessaire à l’exercice des activités académiques.
Face à cette situation préoccupante, l’APUKIN interpelle directement le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, appelant à la mise en œuvre urgente et effective des mesures de sécurisation annoncées par le gouvernement. L’association plaide notamment pour un renforcement significatif de la présence policière sur le campus universitaire et dans les zones résidentielles où vivent les enseignants.
Par ailleurs, l’APUKIN exige l’ouverture d’enquêtes approfondies afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ces agressions, estimant que l’impunité ne fait qu’aggraver la situation sécuritaire.
Le débat sur la protection des enseignants a été ravivé par l’agression ciblée du professeur Denis Bungu, un incident qui met en lumière les insuffisances des dispositifs de sécurité actuels. Dans ce contexte tendu, l’APUKIN évoque, parmi les pistes envisagées, la possibilité d’autoriser le port d’armes individuelles pour les enseignants, une proposition qui suscite déjà de vives controverses et relance le débat sur la militarisation des espaces universitaires.
Alors que l’Université de Kinshasa demeure un haut lieu du savoir et de la formation des élites, la question de la sécurité s’impose désormais comme un enjeu central, appelant des réponses urgentes et structurelles de la part des autorités compétentes.
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