30 avril 2026

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Quid de la nouvelle carte de l’UNPC : Charles Dimandja Wembi parle de son fondement juridique

Par Saint-Germain Ebengo

Charles dimandja wembi est au sein de l’Union Nationale de la Presse du Congo, président en charge de la Commission de délivrance des cartes aux journalistes. Voilà ce qui a justifié sa présence parmi celles qui ont été prépondérantes à la matinée de restitution, qui a eu lieu, samedi 7 mars dernier, à l’espace 19 à Gombe, sur le quid de la nouvelle carte de la presse congolaise, dont le lancement a été fait, il y a de cela plus de quatre matins, à l’hôtel Béatrice.

Durant sa prise de parole qui a eu lieu entre le mot de contextualisation du Secrétaire national de l’UNPC, Jasbey-Camille Zebgia, et les derniers points sur les  »i » signés Jean-Marie Kassamba, en sa qualité de président sectionnaire pour le compte de Kinshasa, l’homme en charge de la commission de la carte, avec en main le spécimen,
a eu des mots justes pour parler du fondement juridique de la dite carte, ainsi que de son impact sur la pratique du journalisme en République Démocratique du Congo.

 »L’exercice de la liberté de la presse nécessite l’existence d’un cadre normatif permanent permettant d’identifier les professionnels habilités à exercer l’activité journalistique, garantir leurs responsabilités sociales et protéger la crédibilité de l’information. C’est dans ce contexte que la carte de presse, qui est en même temps la carte d’identification professionnelle journalistique, apparait comme un instrument juridique et professionnel central dans l’organisation de la profession », a-t-il fait savoir.

 »L’exercice du journalisme doit donc s’inscrire dans un cadre professionnel à la fois bien structuré et respectueux de règles déontologiques », a-t-il expliqué.

À l’entendre de près, cette carte est en plus un outil de protection de la profession journalistique contre l’usurpation de la part de pseudo-journalistes ainsi que celui de garantie de la responsabilité des acteurs de l’information.

À l’en croire, sa reconnaissance légale est à trouver dans l’ordonnance-loi de 1981, plus précisément en son article 5, qui institue la carte de presse de l’UNPC comme un outil identificateur des journalistes professionnels congolais.

 »Cette disposition est fondamentale à plusieurs titres, dans un premier temps, elle consacre l’existence légale de la carte de presse dans le système juridique congolais et en second lieu, elle en attribue la délivrance exclusive à l’UNPC, en sa qualité d’unique organisation professionnelle des journalistes congolais légalement reconnue.

Foi sur sa définition du concept, la carte de presse est un instrument stratégique de structuration de la profession journalistique. Elle permet aux journalistes d’accéder aux institutions et de couvrir les événements officiels. Elle lutte contre plusieurs dérives qui ont élu domicile dans le domaine du journalisme congolais, notamment la prolifération de ce que l’on appelle les moutons noirs. Elle est un mécanisme de responsabilité professionnelle. Elle est l’ outil de la reconnaissance du journaliste et en même temps l’instrument de régulation de l’activité médiatique. Elle facilite pendant ce temps l’adhésion du journaliste aux règles d’éthique et de déontologique journalistiques.
Elle est en bref un élément central dans le système juridico-institutionnel de la presse en République Démocratique du Congo.

Ce qui précède prouve à suffisance que cette carte de presse n’est pas tombée d’un vide juridique.

 »Elle est plutôt instituée par une ordonnance-loi. Il s’agit donc, preuve à l’appui, de celle portant numéro 81/012 du 2 avril 1981.

 »Elle s’inscrit dans une logique à la fois de professionnalisation et d’autorégulation des médias congolais. Sa délivrance aux journalistes qui la méritent sera soumise à la signature par ces derniers de l’acte d’engagement du journaliste congolais. C’est dans la mesure où ce n’est pas seulement un droit, mais aussi et surtout une responsabilité professionnelle pour, entre autres, le respect de la vérité, l’indépendance éditorialistique et la protection des sources d’information », éclaircissements rassemblés de Charles Dimandja Wembi qui a au finish présenté cette carte de presse comme étant un enjeu majeur pour le glorieux avenir du journalisme en République Démocratique du Congo.

CE QUI RAPPELLE LA FORCE DES CONSIDÉRANTS JURIDIQUES AUXQUELS AVAIT ALLUSION LE SECRÉTAIRE NATIONAL, JASBEY-CAMILLE ZEGBIA, DURANT SA PRISE DE PAROLE.
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Le Secrétaire national de la corporation journalistique congolaise, Jasbey-Camille Zegbia, qui a précédé le président de la commission de la carte durant cette instance de prise de parole, avait mis en exergue les considérants juridiques prépositifs à la décision du comité exécutif national de l’UNPC de mettre en place ces nouvelles cartes de presse, comme pour poser le socle solide du glorieux avenir ci-haut évoqué de la pratique du journalisme en RDC.

L’OCCASION POUR JEAN-MARIE KASSAMBA DE FAIRE LA CHASSE AUX MOUTONS NOIRS
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Jean-Marie Kassamba, qui est intervenu en dernier lieu, en sa qualité de président sectionnaire de l’UNPC à l’échelle de la ville-province de Kinshasa, a parlé de cette nouvelle émission de cartes comme s’inscrivant dans le contexte de l’assainissement du paysage médiatique en RDC, qui compte à l’heure actuelle plus ou moins 5000 journalistes, vrais et faux confondus.

Il a mis entre garde-fous les réformes apportées par le ministre Muyaya, notamment l’identification des journalistes.

À l’en croire, la cérémonie de remise officielle de ces cartes sera faite par la commission de la délivrance des cartes et cette étape doit être précédée par le remplissage, par chaque journaliste qui se veut en ordre avec la loi, du formulaire pour constitution du dossier qui sera mis à l’étude avant sa validation ou non par le service y habilité.

 »C’est après validation que le dossier sera remonté au niveau du président national, en l’occurrence le président Kamanda Wa Kamanda, pour émission de la carte qui portera, en plus de sa signature, celle du président de la commission de la carte, Charles Dimandja Wembi.

 »Ceux qui vont contrevenir à cette démarche, rencontreront la justice de la corporation ainsi que celle traditionnelle pour faux et usage de faux. Ils seront poursuivis pour exercice illégal du métier de journaliste », a-t-il placé les points sur les  »i » avant de mettre en évidence le dispositif de la loi Muyaya selon lequel ne sont journalistes que ceux qui sont reconnus par l’Union Nationale de la Presse du Congo », a-t-il placé les points sur les  »i » avant de poursuivre avec colère :

 »Nous devons exclure du métier de journalistes tous ces moutons noirs qui viennent polluer le métier durant nos couvertures médiatiques, nos points de presse et nos voyages journalistiques.
C’est à nous de protéger notre métier. Soyons-en donc jaloux », a-t-il terminé, coup de poing sur la table.

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