Modeste Bahati Lukwebo a démissionné ce mercredi 18 mars de son poste de deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo, après une forte pression politique interne. Cette décision intervient quelques heures seulement après la mise en place d’une commission chargée d’examiner une pétition visant sa destitution.
Initiée par le sénateur Dany Kabongo, la pétition déposée le 16 mars avait déjà réuni 83 signatures. Les signataires accusent Bahati d’incompétence dans l’exercice de ses fonctions, sur fond de tensions politiques liées à la question de la révision constitutionnelle.
À l’origine, Kabongo dénonçait un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi lors de débats sensibles au Sénat. Quelques jours plus tôt, le 10 mars, Bahati avait pourtant tenté de calmer la situation en présentant ses excuses, affirmant qu’il n’était pas opposé à une réforme constitutionnelle.
Cette démission marque un tournant pour son parti, l’AFDC-A, et pourrait rebattre les cartes au sein de la majorité sénatoriale.Elle relance également les interrogations sur les équilibres politiques et les tensions internes à l’Union sacrée de la nation.
Jérémy Mavunda Ibutsi
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