7 juin 2026

Posture d'Afrique

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CWB/Dictée de la Francophonie lue par Koffi Olomide :  »Tire-au-flanc »,  »reître »,  »rodomontade » et  »pusillamine », voilà les 4 mots qui ont déconcerté le savoir lexical des participants

Par Saint-Germain Ebengo

La Journée Internationale de la Francophonie a été célébrée au Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa, vendredi 20 mars, sous l’ambiance d’une série de deux dictées françaises lues par l’artiste musicien Koffi Olomide ; la première dans la salle de lecture de la bibliothèque, à l’intention des écoliers, pendant que la seconde l’a été dans l’amphithéâtre du Centre, pour le compte des adultes, tous niveaux d’étude confondus.

Il s’est agi d’un texte de trois paragraphes, allusion ici faite aux candidats de la catégorie adultes, sous la signature d’un écrivain belge dont le nom est passé inaperçu chez les participants, selon que toute leur attention était plutôt axée sur le contenu du tant attendu texte.

C’est à travers une lecture diserte que Koffi Olomide, ce grand connaisseur de mots, fort de sa très longue expérience dans le jeu de Scrabble, a présenté le texte à l’intention de candidats.

Les quatre mots ci-haut évoqués ont servi de bêtes noires à ces  »heureux » participants, évalués à plus ou moins deux cents têtes pensantes, l’important pour eux, à en croire Pierre de Coubertin, l’initiateur des jeux olympiques, ayant été de participer.

Parmi ces fameux mots, apparemment nouveaux pour la plupart, il y avait :  »tire-au-flanc » : mot qui signifie quelqu’un qui cherche à échapper à une tâche, à un travail ou encore à une corvée ;  »reître » : homme qui a longtemps servi à la guerre et qui est à cet effet devenu brutal ;  »rodomontade » : attitude prétentieuse et ridicule propre à un rodomont, entendez : un fanfaron ;  »pusillanime » : homme ou femme qui manque à la fois de courage et de caractère et qui fuit les responsabilités.

Ces quatre mots, soit dit à titre d’hypothèse, doivent avoir été parmi les quatre fautes qu’aurait commises la jeune brillante femme qui a été plébiscitée tête de série numéro un de ce concours lexical qui n’a pas été une mince affaire ; nous avons cité Destin-Irène Matalatala, jeune médecin militaire.

Elle a été suivie d’une autre femme. Elle, c’est Nioni Masela, journaliste reporter  »aux »  »Dépêches de Brazzaville », l’une des plumes les plus pointues de la presse congolaise de ce côté-ci du majestueux fleuve Congo.

À en croire la jeune lauréate lors d’une interview réalisée aussitôt après la proclamation de sa victoire somme toute distinguée,  »pour connaître le secret qui se cache dans les mots français, il faut expérimenter une randonnée étymologique virtuelle dans les jardins de racines grecques et latines.

La troisième place a été occupée par un homme, ce qui a rimé avec les exigences de ce mois de mars durant le 20è jour duquel beaucoup étaient dans d’autres salles en train de célébrer la fête de l’égalité du genre.

Le représentant de la gent masculine dans ce tiercé venant de la dictée a, comme par respect dû à la femme durant ce mois-ci de mars, préféré faire passer son nom sous le voile féminin de l’anonymat.

Ils ont chacun reçu une gamme de prix très variés et parmi eux : sauf le trophée qui a été une exclusivité réservée au premier gagnant, en l’occurrence Destin-Irène, une médaille sans revers, une tablette sur laquelle ils pourront leurs mots qu’ils auront en réserve écrire, un dictionnaire français comme livre de chevet, un Bescherelle d’amélioration de performance en conjugaison française et un lot d’autres ouvrages et d’autres prix de haute valeur pas les moindres.

À en croire un participant qui nous a fait l’honneur de parler sous notre dictaphone, la dictée, c’est la meilleure approche didactique pour la maîtrise à la fois de la rétention lexicale et de l’écriture. Foi sur ses propos, c’est selon que tout se fait sous le diktat de l’immédiateté en vue de l’amélioration de capacités rétentives.

L’homme qui poursuit son fil d’idées, comme en dehors de toutes contraintes qu’impose la dictée,  »la dictée, c’est une dictature linguistique qui vous met en demeure de vous familiariser avec les mots au regard de leurs orthographes respectives.

Cette dictée lue par le patron de Quartier Latin, faut-il le souligner, nous rappelle à la fois sa chanson  »Zéro faute », performance qui n’a pas été malheureusement réalisée, mais aussi sa célèbre boutade, pour ceux qui ont tout simplement participé, cas de votre humble chevalier :  »boseka nga te, nazomeka ! ».

Rendez-vous donc pris pour la 3è édition qui s’annonce déjà pour le 20 mars prochain et d’ici-là, exercez-vous déjà, comme des autodidactes, à des auto-dictées.

Posture d’Afrique, votre journal, exprime pendant ce temps son vœu de voir les noms de nos trois heureux lauréats, comme il a été question d’une dictée lue par Koffi Olomide, ce grand disciple de Verlaine, Victor Hugo, Lamartine, Baudelaire et autres poètes français, être gravés sur le panthéon du Quartier Latin à Paris, panthéon situé sur la montagne  »Sainte Marguérite », non loin de La Sorbonne.

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