1 juin 2026

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RDC : PHC SA dément toute vente des actions de l’État congolais et apporte des clarifications

Kinshasa, le 30 mai 2026 – La société Plantations et Huileries du Congo S.A. (PHC SA) a publié une mise au point officielle afin de répondre aux allégations relayées dans certains médias faisant état d’un prétendu bradage ou d’une vente des actions de l’État congolais dans son capital social.

Dans son communiqué, la Direction générale de PHC SA rappelle qu’à sa constitution, la société comptait deux actionnaires, dont l’État congolais, auquel avaient été attribuées 23,76 % des parts sociales conformément aux statuts. Cependant, l’entreprise affirme que cette participation n’a jamais été effectivement libérée, l’État n’ayant pas honoré son engagement financier correspondant à une valeur de 85 millions de dollars américains.

Selon PHC SA, plusieurs appels de fonds ont été adressés à l’État durant plus de vingt ans sans qu’une réponse favorable n’y soit apportée. La société estime dès lors que l’État ne pouvait être considéré comme un actionnaire effectif, faute d’avoir exécuté son engagement financier.

L’entreprise indique également qu’en 2025, confrontée à la nécessité d’accroître sa capacité d’usinage et de moderniser ses installations de production devenues obsolètes, elle a sollicité ses actionnaires afin de mobiliser de nouveaux capitaux. Dans ce cadre, il avait été demandé à l’État congolais de contribuer à hauteur de 23 millions de dollars américains, tandis que les actionnaires privés majoritaires devaient apporter 70 millions de dollars.

 

PHC SA précise que l’État congolais a fait savoir qu’il lui était impossible de participer à cet effort financier, expliquant que cette dépense n’avait pas été budgétisée et qu’aucun mécanisme de financement n’avait été prévu à cet effet. Face à cette situation, l’actionnaire privé majoritaire aurait assumé seul l’apport des fonds nécessaires à la poursuite des activités de l’entreprise.

 

Le communiqué souligne par ailleurs que l’État congolais, n’ayant jamais libéré sa souscription, a informé la société de son incapacité à fournir les ressources financières requises ainsi que de sa décision de se retirer volontairement, évitant ainsi une sortie forcée qui aurait pu résulter de l’application des dispositions pertinentes du droit OHADA.

Pour PHC SA, les accusations de vente ou de bradage des actions de l’État ne reposent sur aucun fondement.

L’entreprise soutient que les actions concernées n’ayant jamais été libérées, elles ne pouvaient faire l’objet d’une quelconque cession. Elle qualifie ainsi ces allégations de « contre-vérité » et demande à être tenue à l’écart des controverses et règlements de comptes de nature politique.

La société rappelle également son rôle économique et social en République démocratique du Congo. Elle affirme employer plus de 11 000 salariés sous contrat direct, dont plus de 90 % vivent dans les zones rurales des provinces de la Mongala, de la Tshopo et de l’Équateur. Elle souligne en outre qu’elle s’acquitte régulièrement de ses obligations fiscales et parafiscales envers l’État congolais.

Enfin, PHC SA estime que les campagnes menées autour de cette question risquent de porter atteinte au climat des affaires promu par les autorités congolaises et pourraient compromettre la paix sociale qui prévaut depuis plusieurs décennies entre l’entreprise, ses travailleurs et les communautés bénéficiaires de ses investissements.

Cette mise au point est signée par le Département Communication de PHC SA et a été rendue publique depuis le siège de l’entreprise situé dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

 

Edouard Funda

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