L’appel à une journée « ville morte » lancé par une partie de l’opposition congolaise a eu des répercussions variables dans plusieurs communes de Kinshasa. Si certains quartiers ont enregistré une baisse sensible des activités socio-économiques, d’autres ont affiché une reprise partielle sous la surveillance des forces de sécurité déployées dans les points stratégiques de la capitale.
Matete-Debonhomme : un trafic fortement réduit
À Matete, particulièrement au niveau de l’arrêt Debonhomme, l’activité est restée largement en deçà de son rythme habituel. Quelques motocyclistes ont continué d’assurer le transport des passagers, tandis que les taxis se faisaient rares.
Les activités commerciales ont également connu un net ralentissement. Une partie importante de la population a préféré rester à domicile, limitant considérablement les déplacements. Aux abords du saut-de-mouton de Debonhomme, un important dispositif sécuritaire a été observé afin de prévenir tout incident et garantir le maintien de l’ordre public.

Baypass à Mont-Ngafula : circulation fluide et établissements fermés
Sur le Baypass, dans la commune de Mont-Ngafula, la circulation est demeurée particulièrement faible durant la matinée. Les véhicules de transport en commun et les voitures particulières étaient peu nombreux, laissant essentiellement la voie aux motos à deux et trois roues.
L’absence habituelle d’embouteillages sur cet axe majeur a illustré la réduction du trafic. Plusieurs commerces, cabinets privés et autres établissements sont restés fermés. Les écoles ont également enregistré une faible affluence, traduisant un suivi perceptible du mot d’ordre dans cette partie de la ville.

Gombe : le centre des affaires tourne au ralenti
Dans la commune de la Gombe, cœur administratif et économique de la capitale, l’impact de la journée a également été visible. Aux environs de l’hôtel Memling, les commerçants ambulants et les cambistes, habituellement très présents, étaient peu nombreux.
Les immeubles Botour et Massamba, qui abritent diverses activités administratives, commerciales et de services, ont fonctionné à capacité réduite. De nombreux bureaux, cabinets d’avocats, centres médicaux, ateliers et petits commerces ont gardé leurs portes closes. Jusqu’aux alentours de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, les avenues sont restées relativement dégagées, sous la surveillance des forces de l’ordre.

Zando : une mobilisation diversement suivie
Au marché central de Zando, la situation s’est révélée plus contrastée. Certaines boutiques ont poursuivi leurs activités normalement, tandis que d’autres sont restées fermées.
Plusieurs commerçants ont choisi d’adopter une attitude prudente, invoquant des préoccupations liées à d’éventuels incidents ou troubles susceptibles de survenir au cours de la journée.
Une mobilisation aux effets contrastés
Dans l’ensemble, cette journée de « ville morte » a entraîné un ralentissement notable des activités dans plusieurs quartiers de Kinshasa. Toutefois, l’ampleur de la mobilisation a varié selon les communes et les secteurs d’activité.
Jusqu’à la mi-journée, aucun incident majeur n’avait été signalé. La présence renforcée des forces de sécurité dans les principaux carrefours et sites stratégiques de la capitale a contribué au maintien du calme et de l’ordre public.
Rédaction

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