“Situations catastrophiques et tensions croissantes : La fin proche de la mission de l’ONU en #RDC malgré l’aggravation des crises humanitaires et politiques”
Dans son rapport publié jeudi 10 août, le secrétaire général des Nations unies a annoncé que la mission de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC) entrait dans sa phase finale malgré une forte détérioration de la situation.
Dans ce document, Antonio Guterres dresse un bilan désastreux de la situation humanitaire et politique dans le pays et expose un plan de retrait accéléré et responsable de la Monusco, présente depuis près de 25 ans.

Les tensions régionales se sont aggravées, la situation humanitaire s’est considérablement détériorée et des centaines de milliers de civils ont été déplacés de force.
De plus, le nombre d’actes de violence sexuelle contre des enfants a plus que doublé entre 2021 et 2022.
La résurgence de la rébellion du M23 est au cœur de ces conflits, avec des rebelles qui se sont emparés de larges pans de territoire et qui procèdent à des arrestations arbitraires et à des exécutions extrajudiciaires.
Néanmoins, le rapport ne mentionne pas la présence de troupes de l’armée rwandaise aux côtés du M23, malgré les rapports précédents du groupe d’experts de l’ONU qui ont conduit de nombreux pays à condamner le Rwanda pour son implication.
La Monusco est également la cible du mécontentement et de la frustration des populations congolaises, qui lui reprochent son passivité.

Le retrait accéléré de la mission pose toutefois des problèmes en termes de protection des civils qui comptent sur la Monusco. Le président congolais, Félix Tshisekedi, a déclaré en septembre 2022 qu’il n’y aurait plus de raison que la Monusco reste après l’élection présidentielle de décembre 2023.
Le Figaro/P.A