Indaba Mining 2025: En Afrique, Barrick Gold a annoncé une production de 9,6 tonnes d’or sur ses mines au premier trimestre 2024

Blandine BAMPALA et Edouard Funda
Il s’est tenu du 03 au 06 février 2025, à Cape Town, en Afrique du Sud, la 31e édition de Investing in African Mining Indaba.
Au cours de cette grande recontre des miniers Africains qui a eu pour thème: « Préparer l’avenir de l’exploitation minière en Afrique, dès aujourd’hui ! », Le PDG de Barrick Gold, Mark Bristow, a présenté ses différents investissements en Afrique et dans le monde.
“En Afrique, Barrick Gold est actif sur cinq mines d’or notamment Tongon en Côte d’Ivoire; Loulo-Gounkoto au Mali; North Mara et Bulyanhulu en Tanzanie et Kibali en République Démocratique du Congo (RDC).
Ces actifs devraient livrer environ 40 tonnes d’or en 2024, soit plus du tiers de la production totale attendue par la compagnie cette année.Producteur de l’or et du cuivre sur 16 sites d’exploitation, Barrick est présent dans 13 pays. Son siège social est situé à Toronto au Canada”,fait-il savoir en substance.
Et de préciser:
“En Afrique, Barrick Gold a annoncé une production attribuable de 341.000 onces (9,6 tonnes) d’or sur ses mines au premier trimestre 2024.
Le bilan publié le 16 avril par le groupe canadien a démontré qu’il s’agit d’une hausse de 2 % en glissement annuel, confortant le statut du continent comme deuxième contributeur à la production de la compagnie, derrière les États-Unis.
Ces performances placent la compagnie en bonne voie pour atteindre son objectif de produire 3,9 à 4,3 millions d’onces d’or sur l’ensemble de ses opérations en 2024, dont 1,4 à 1,5 million d’onces en Afrique”a-t-il déclaré.
En dehors du continent Africain, le groupe Barrick est présent au Canada, en Argentine, au Chili, en République dominicaine, en Papouasie- Nouvelle-Guinée, en Arabie saoudite et aux États-Unis.
Barrick est déjà avancé dans l’exploration du cuivre au Katanga, explique Cyril Mutombo

Directeur pays de cette entreprise minière a à l’occasion donné les raisons qui ont poussé Barrick à se lancer dans la production du cuivre et surtout à commencer par le fondement c’est-à-dire l’exploration.
“Tout d’abord, Barrick opère déjà dans la production du cuivre et de ce fait, possède une expertise avérée dans ce domaine.La prochaine activité de Barrick en RDC à côté de l’or, ça sera le cuivre. Nous avons depuis l’année passée quelques permis de cuivre dans le Haut-Katanga. Nos équipes d’exploration, des géologues sont déjà mobilisés, des travaux vont commencer très bientôt. Il s’agit bien de l’exploration, je précise et cela prend des années. Nous devons être patients et leur donner du temps. Nous sommes très confiants car les équipes de Barrick sont parmi les meilleures. Sur les 10 grandes mines d’or dans le monde, Barrick en détient 4. C’est pour vous dire que nous avons de bonnes équipes en qui nous pouvons nous confier. »,
note en substance Cyril Mutombo,
avant de préciser que:
” Nous avons déjà une mine de cuivre en Zambie juste à côté de la RDC qui est un complexe qui subit de très grandes transformations. Nous y avons investi plus de 3 milliards USD supplémentaires pour l’agrandir. Nous avons aussi un autre au Pakistan qui contient de l’or et du cuivre. Ça va faire une production de près de 100 ans. Nous avons aussi le plus grand complexe aurifère au Nevada aux États-Unis. C’est toute cette expertise dont Barrick dispose et qui va être mise à profit à la RDC pour avancer notre agenda dans le cuivre comme c’est déjà le cas dans l’or.”,
fait-il savoir.
Sur l’exploration au lieu de passer directement à l’exploitation du cuivre, Cyril Mutombo précise que l’acte constitue le fondement de toute opération minière.
” Nous aimons toujours commencer par l’exploration car c’est le fondement d’une activité minière. Exploration, c’est la recherche en interne. Car lorsque vous achetez ce qui a été déjà développé, il y a des spéculations tout autour et il faut se rassurer de l’investissement. L’avantage de l’exploration est que vous partez de la base et vous partez de zéro. S’il s’avère qu’il y a quelque chose sur ce sol là vous finirez par le découvrir tant que vous en avez l’expertise. Voilà si vous y allez sous cet angle là vous allez essayer d’avancer. »,
a indiqué le Directeur pays
Du déficit en électricité au Grand Katanga, Cyril Mutombo précise le Grand Katanga connait depuis toujours un déficit criant en électricité. Un défi qui ne fera pas reculer ce géant minier.
” Et concernant le défi de la desserte en électricité dans le Katanga, Barrick sait très bien se préparer et nous verrons au moment opportun dans quelle mesure réduire ce défi énergétique qui bloque non seulement l’expansion du secteur minier mais encore l’économie en RDC. A ce sujet, Barrick, à travers sa filiale Kibali, a déjà démontré son expertise. En effet, la demande énergétique de la mine de Kibali est en moyenne de 43MW avec une oscillation de +/-4 MW toutes les 1,5 minutes en raison du treuil du puits vertical, créant des variations de charge des générateurs. Au fil des ans, Kibali a mis en place quelques solutions énergétiques. La mine d’or a d’abord débuté son exploitation avec une centrale thermique composée de générateurs diesel d’une capacité totale de 43 MW. En 2015, la mine a initié une transition vers les énergies vertes dans le but de réduire sa dépendance aux générateurs, diminuer les coûts de production d’énergie et réduire les émissions de carbone. Les investissements ont inclu la Centrale hydroélectrique Nzoro 2 avec une capacité de 22 MW en 2015. A mi-2016, la Centrale hydroélectrique Ambarau avec une capacité de 10,3 MW.Aussi, la Centrale hydroélectrique Azambi avec 10,1 MW, en fin 2018.”,
insiste Cyril Mutombo.
Et d’ajouter:
“En venant au Katanga, Barrick ne compte pas baisser les bras face à ce défi qui nest pas le moindre”
concluait t-il.
