DRC Mining week 2025: Le DGA de FONAREV, Kevin NGUNGA sensibilise les entreprises minières sur leur apport au relèvement des communautés

Par
Edouard Funda

DRC Mining week 2025
C’est à Lubumbashi, capitale du cuivre que se tiendra du 11 au 13 juin 2025, la 20ème édition de DRC Mining Week, une expo et des conférences. Répondant aux questions de la presse après son intervention au panel de la deuxième journée de cette messe minière, le Directeur Général Adjoint en charge de l’administration et des finances du Fonds National des Réparations des Victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), Kevin NGUNGA MAKIEDI, affirme avoir sensibilisé les miniers sur leur apport au relèvement des communautés.

” Parce que le FONAREV est un établissement public, dont les actions sont financées par la rédevance minière, et comme vous savez, notre pays est en proie à des conflits incessants qui sont principalement alimentés par la convoitise de nos ressources naturelles et ces conflits ont été à l’origine des véritables massacres, des véritables violations inouïes sur des communautés locales, principalement touchées par l’exploitation illégale de certains groupes armés. Donc il était question ici de pouvoir déjà parler avec les miniers, les sensibiliser sur leur participation à la réparation. Nos minerais ont été cachetés à un moment donné comme étant des minerais de sang. Mais aujourd’hui, l’objectif, c’est que les minerais ne soient plus considérés comme étant des minerais de sang, mais des minerais d’espoir. Donc il faudrait davantage sensibiliser et parler avec les miniers sur ces questions-là”, fait-il savoir en substance.

Faisant un point à l’occasion sur les différents programmes mis en exergue par FONAREV pour la réparation collective des victimes, Kevin Ngunga, parle de la construction et réparation des infrastructures et souligne en même temps la nécessité du programme d’éducation à la paix.

“Dans le sens de la réparation collective, nous avons des programmes de réhabilitation et de reconstruction des infrastructures sociales de base pour permettre justement aux communautés touchées de pouvoir bénéficier d’un certain relèvement parce que c’est une obligation pour nous dans le sens de la loi. Dans le cadre de ces programmes, nous aurons des programmes qui vont également être des programmes d’éducation à la paix. Parce qu’on a des conflits communautaires entre les communautés. Et si ces communautés ne s’entendent pas, s’il n’y a pas une sorte d’éducation à la paix, on aura énormément de mal et nous aurons des conflits qui vont davantage s’amplifier. Donc il y a des programmes d’éducation à la paix qui sont également mis en œuvre et il y a des programmes également, ce que nous on appelle des programmes de mémoire collective”,poursuit le Directeur Général Adjoint en charge de l’administration et des finances.

Sur le programme “mémoire collective”, le financier du FONAREV note que les communautés touchées par ces conflits, parfois massacrées en masse et très souvent dans des situations de chaos, ne sont pas en mesure de pleurer leurs morts et de pouvoir commémorer ou honorer la mémoire de ceux qui sont partis.

“L’objectif du fonds c’est de pouvoir aider ces communautés à honorer leurs morts, de pouvoir commémorer parce qu’en réalité, lorsque nous parlons de la communauté, on peut considérer la République démocratique du Congo dans son ensemble, dans le sens de la nation congolaise, comme étant également victime. C’est la raison pour laquelle le 2 août, par exemple, il y a eu une journée nationale de commémoration et qui a conduit notamment le fonds d’arrivée à pouvoir ériger un mémorial au niveau de Kissangani pour permettre justement aux victimes de la guerre de six jours de pouvoir honorer leur mémoire et commémorer leur mort. Donc ça rentre dans les mesures également de satisfaction des victimes qui est une mesure de réparation”, Expliquait-il à la presse.

Au terme de sa participation à ces pourparlers, qui se sont tenus sous le thème : “Investir en RDC dans les infrastructures et la sécurité énergétique d’ici 2030”, Kevin Ngunga a lancé un message aux entreprises minières présentes en ce qui concerne leur rôle dans la réparation des victimes.

” En fait, ils ont un rôle très important aujourd’hui. On en a parlé également, on a parlé de l’économie verte Parce qu’on veut arriver à un point où la terre, certes, elle est exploitée, mais elle ne doit pas, à cause de cette exploitation, détruire encore davantage les communautés. Donc, elles ont cette responsabilité. Et de l’autre côté, elles ont la responsabilité de respecter les engagements et de favoriser aussi le développement de ces communautés qui sont touchées par l’exploitation minière”, a conclu le chef de l’administration du fonds.

Il a par ailleurs rappelé que la terre représente énormément pour ces communautés locales. Elle représente toute leur histoire et toute leur vie. Lorsque cette terre est cédée, en réalité, il faut une contrepartie.
Kévin Ngunga appelle les entreprises minières à veiller à la destruction de l’environnement.

About Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *