Commerce Extérieur : reconduction de Julien Paluku, gage de la modernisation de la FICKIN et de sa large représentation en provinces

Par
Saint-Germain Ebengo

Au nombre des ministres maintenus à leurs postes ministériels à l’issue du vent du remaniement qui a soufflé au sein du gouvernement Suminwa, il y a de cela quelques jours, il y a, bien évidemment, Julien Paluku, ministre en charge du Commerce Extérieur.

Ce maintien à son poste, à en croire la majorité des Congolais, va l’aider à mener à bon port son projet de modernisation et d’élargissement de la Foire Internationale du Congo Kinshasa à travers toutes les 26 provinces de la République Démocratique du Congo.

Cette idée, qui est partie de son implication personnelle, et voulue d’un commun accord avec son Directeur Général de la FICKIN, Didier Kabampele, est l’objet d’un accueil favorable de la part de tous les 26 gouverneurs de provinces, dont il a été lui-même un et à qui il exige de bien vouloir songer à établir chacun chez lui une direction provinciale de la Foire Internationale du Congo Kinshasa.

L’homme prévoit à cet effet une descente très bientôt au Kongo central avec des investisseurs chinois pour des études de prospection en vue de la construction d’une toute première foire provinciale de la République Démocratique du Congo au Kongo central.

La décision prise par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, de maintenir à sa place son ministre en charge du Commerce Extérieur, a donc trouvé ici toute sa raison d’être. C’est selon que ça va donner une impulsion renouvelée à cette institution foraine sur base d’une vision claire avec trois objectifs : reconstruire ses infrastructures, construire des mini-foires dans toutes les provinces de la RDC et relancer de manière régulière la tenue des activités foraines à différents niveaux, tant provincial, national qu’international.

L’idée, à en croire le Chef de l’État, c’est d’aider l’institution foraine de la RDC à pouvoir reprendre sa place perdue au sein de l’Union des Foires Internationales(U.F.I.).

Ce qui va aider en même temps que soient mises en évidence, faut-il le souligner, les potentialités de toutes les provinces de la République Démocratique du Congo.

À cet effet la province du Kongo central, comme annoncé ci-haut, a déjà donné ses 50 hectares, suivie de la province du Maniema qui en a donné 100, ainsi que de celle du Lualaba, avec elle aussi 50 hectares. C’est sans oublier leur ”homologue” de la Tshopo, qui s’apprête elle aussi à contribuer avec autant d’hectares.

”Notre ambition de faire de la Foire Internationale de Kinshasa une Foire Internationale du Congo Kinshasa, c’est pour éviter qu’elle soit une occasion seulement pour les habitants de Kinshasa, mais plutôt une opportunité pour toutes les provinces de la République Démocratique du Congo”, parole de l’homme d’État en charge du Commerce Extérieur lors de son discours d’ouverture de la 47è édition foraine, il y a de cela quelques jours.

Cet ex-gouverneur de la province du Nord-Kivu appelle en même temps à cet effet tous les gouverneurs en exercice à bien vouloir fournir des espaces à la direction générale de la FICKIN pour que le ministère du Commerce Extérieur qu’il a en charge puisse disposer des titres au niveau du service foncier.

Foi sur ses propos, ceci offrira l’occasion à toutes ces provinces de vendre chacune ses potentialités en toute autonomie.

”Si l’on met à contribution toutes ces potentialités-là, les gens vont cesser de ne voir que Kinshasa comme seul lieu d’attraction”, a-t-il rassuré avant de faire appel, dans le même ordre d’idées, aux opérateurs économiques à qui il fait savoir que désormais à la Foire il y aura un espace commercial en dehors de son espace festif traditionnel.

”’Nous faisons appel aux opérateurs intéressés de nous construire des mini-foires dans chaque province”, a-t-il souligné.

Par ce fait, Julien Paluku veut donc faire de la FICKIN le fleuron de la République Démocratique du Congo.

Son plus grand souci, faut-il le relever, c’est celui de vouloir désengorger la ville-province de Kinshasa plongée tous ces derniers temps dans une surpopulation hors pair.

”Si nous sommes passés de 5 millions, il y a de cela quelques années, à 15 millions d’habitants aujourd’hui, c’est parce qu’il y a des gens qui croient qu’il y a la vie seulement à Kinshasa”, a-t-il éclairci.

Il a à cet effet évoqué le vœu du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, qui est celui de créer la vie aux villages, que nous avons tous abandonnés pour venir à Kinshasa, de sorte que chacun cesse de se sentir attirés vers Kinshasa, mais plutôt qu’il se sente à l’aise là où il a comme origine sa province”, a-t-il placé les points sur les ”i”.

”Et ainsi l’on va décongestionner la ville de Kinshasa, parce qu’il y aura désormais ce que nous pouvons appeler l’exode urbain qui est juste l’inverse de l’exode rural, avec comme axes majeurs, entre autres, la modernisation des infrastructures de la FICKIN, sa large expansion dans toutes les 26 provinces et la réintégration du pays dans l’Union des Foires Internationales, U.F.I.”, a-t-il rassuré.

Julien Paluku compte donc faire de nos 26 provinces des endroits où l’on va construire d’autres infrastructures pour que désormais s’y organisent des expositions, y compris des expositions internationales, à l’instar, a-t-il souligné, de celles quii se passent à l’heure actuelle à Osaka au Japon.

À ajouter foi à ses propos, il y a dans nos provinces des opportunités à saisir qui permettront à chacune d’elles de pouvoir présenter sa vitrine aux investisseurs étrangers et d’accompagner le pays dans sa relance économique ou, voire, dans sa marche vers sa position de levier du développement du continent africain.

Il s’agit là donc, faut-il l’avouer, d’un plan de redressement qui offrira une plateforme d’exposition hors pair aux provinces de la République Démocratique du Congo et, voire, aux partenaires étrangers qui viendront y investir.

À en croire l’homme en charge du Commerce Extérieur, en sa qualité de garant du bon fonctionnement de la Foire Internationale du Congo Kinshasa, cette dynamique a été ratifiée par la décision du conseil des ministres qui a tablé sur la nécessité du changement de la dénomination ”Foire Internationale de Kinshasa” en ”Foire Internationale du Congo Kinshasa.

Foi sur ses espérances mathématiques, dans 36 mois la FICKIN va complètement renaître de ses cendres.

Le rendez-vous est donc pris pour d’ici 36 mois pour voir ce que deviendra la FICKIN dans 3 ans.

Pendant ce temps, il est demandé à tous ceux qui occupent encore l’espace de la foire de bien vouloir comprendre qu’il est arrivé l’heure pour eux de le libérer, de sorte que ça puisse céder la place à la construction des infrastructures devant abriter les activités foraines dans leurs nouvelles dimensions.

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