Journée Internationale de la Jeunesse : Gertrude Mboyo Lofaka livre un discours riche en définition de concepts

Saint-Germain Ebengo
À l’occasion de la journée internationale de la Jeunesse célébrée chaque 12 août, le département national des jeunes de la Confédération Syndicale du Congo, CSC en sigle, a organisé à la dite date, dans la salle Henri Carolus du Centre pour Handicapé et de Rééducation Physique, à Gombe, une session de formation à l’intention des concernés ci-haut évoqués autour du thème : ”Emploi décent et engagement syndical des jeunes : construire l’avenir maintenant”.

À en croire le Secrétaire Général du CSC en charge de la fédération urbaine de Kinshasa, la tenue de cette session a été voulue dans le but de permettre aux jeunes de Kinshasa de savoir comment revendiquer leurs droits mais aussi développer des compétences afin qu’ils se révèlent compétitifs sur le double plan de la recherche et de la création d’emplois.
Madame Gertrude Mboyo Lofaka était là en représentation du Secrétaire Général à l’Emploi et au Travail empêché.
Dans son adresse à l’intention de tous les jeunes syndicalistes du CSC, présents dans la salle, et de leur présidente, madame Persévérance Yowa, madame Gertrude a, au nom de son Secrétaire Général, monsieur Donat Bakula, livré un discours riche en définition des concepts.
”Le terme ”Jeunesse” n’est pas forcément lié au critère d’age. La jeunesse, c’est aussi un état d’esprit qui est son critère le plus fondamental. La notion jeunesse évoque à la fois la curiosité, l’enthousiasme, la capacité à se renouveler, la volonté de relever les défis, la créativité, la rigueur et j’en passe”, a-t-elle placé les points sur les ”i”.
Forte de sa connaissance de la notion : ”la jeunesse, c’est l’avenir de demain”, madame la représentante ad hoc du Secrétaire Général au Travail et à l’Emploi a trouvé des mots justes pour prier la gent juvenile congolaise de bien vouloir accepter d’évoluer aux côtés des vieux pour être à la fois formés et informés et savoir identifier les défis qui se présentent devant eux en vue pour eux d’être en mesure de prendre des initiatives favorables à leurs perspectives d’avenir.
”C’est pourquoi l’O.I.T., en adoptant en 2008, la déclaration sur la justice sociale, telle qu’amendée en 2022, a introduit un nouveau concept, à savoir le ”travail décent”. Il s’agit là donc des principes et objectifs que l’O.I.T. a assignés à ses États membres pour atteindre la justice sociale et amener les nations à une mondialisation très équitable”, a-t-elle fait savoir.
Dans ses explications sur ce dernier concept, elle a parlé de celui-ci comme étant une notion sous-tendue par 4 piliers qui sont à la fois interdépendants et complémentaires. Ces 4 piliers sont, les a-t-elle énumérés, la création d’emplois, la protection sociale, les principes et droits fondamentaux au travail ainsi que le dialogue social.
Madame Gertrude n’a pas laissé passée inaperçue la notion de l’égalité des sexes qu’elle a présentée être le pilier transversal au regard de 4 autres.
Au sujet de la création d’emploi, elle a parlé de cette dernière comme constituant un cheval de bataille pour tous les États modernes.

”Voilà pourquoi le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, lors de son investiture à l’occasion de son 2è quinquennat, a, dans son discours, évoqué le six axes prioritaires de son programme d’actions, parmi lesquels celui relatif à la création de plus d’emplois formels en vue de résorber le chômage et le sous-emploi dans lesquels se sont embourbés la majorité des jeunes de la RDC.
”C’est dans cet ordre des choses que le ministère du Travail et Emploi, qui ne croise pas ses bras, a dans sa politique, faut-il le relever, consacré, dans son 6è axe également, la création d’emplois. C’est sans oublier le travail des femmes et celui des personnes vivant avec handicap.”
C’est dans ce cadre, nius a-t-elle appris, qu’il est prévu très bientôt un travail d’élaboration d’un plan de mise en œuvre dont seront tenus informés tous les jeunes de la République Démocratique du Congo en vue de leur entière implication dans la chose.
”Il est question que l’on ne prenne pas de décisions qui concernent les jeunes sans pour autant les impliquer. Voilà pourquoi le ministère du Travail et Emploi place l’accent sur le dialogue social”, a-t-elle rassuré.
Le Secrétaire Général du CSC, qui a abondé dans le même ordre d’idées, n’a pas manqué de mots pour parler du travail décent comme étant un concept qui a été créé par le Secrétaire Général du Bureau International du Travail comme le résumé de toutes les aspirations du travailleur sur le lieu du travail.
Pour le mieux se faire comprendre, il n’a pas hésité de citer le cas actuel du Smig, salaire minimum interprofessionnel garanti, qui vient d’être voté par les partenaires sociaux.
”Si tous les employeurs de la République Démocratique du Congo acceptent de payer ce smig, les travailleurs congolais vont bénéficier d’un salaire décent ; s’ils acceptent d’appliquer l’article 178 du code du travail pour prendre en charge les frais de soins de santé de leurs travailleurs, en ce moment-là ces derniers vont jouir d’un salaire décent ; améliorer les bonnes conditions du travail, nous aidera tous à réellement jouir d’un travail décent en République Démocratique du Congo”, a-t-il déclaré.
Reste à souligner que la Confédération Syndicale du Congo est le premier syndicat majoritaire en RDC de par l’érection syndical qui a eu lieu en 2023.
C”est ce qu’a reconnu madame Gertrude Mboyo sur confirmation de Son Secrétaire Général, Jean Lowaka.
Dans son supplément d’information, ce dernier a parlé du CSC comme ayant en son sein un département de l’Économie Informelle qui regorgent toutes sortes de gens de métiers comme, entre autres, les coiffeurs, les maraîchères, les motocyclistes, les pousse-pousseurs, les travailleurs domestiques et autres.
Pour lui, aucun de ces prestataires de service n’est chômeur, contrairement à ce que pensent les communs de mortels congolais. ”Qu’il suffise de les valoriser”, a-t-il précinisé, en mettant en exergue le cas des motocyclistes qui vous gagnent en moyenne par mois, a-t-il témoigné, aux alentours de 700 000 Francs congolais.
La formation à l’intention de ces jeunes venus nombreux pour leur renforcement de connaissances a été assumée par monsieur le Secrétaire Général de la Jeunesse et Élan Patriotique.
Les jeunes ont retenu de sa part plusieurs notions, entre autres celle liée à la différence empirique qu’il y a entre le travail et l’emploi.
”Si le travail est une activité qui produit les biens ou les services utiles à la fois pour l’homme et pour la societé, l’emploi par contre, est une situation qui lie un producteur des biens biens ou des services à une organisation par laquelle transitent ses revenus et ses avantages sociaux”, a-t-il fait la part des choses.