Examen d’État 2026 : l’anglais devient obligatoire à l’oral

Par
Edouard Funda

L’anglais s’impose désormais dans le parcours scolaire des finalistes du secondaire. À partir de la session 2026, les candidats à l’Examen d’État devront passer une épreuve orale d’anglais, au même titre que celle du français. L’annonce a été faite par l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté (IGEN), dans une instruction officielle signée par l’Inspecteur général Hubert Kimbonza Sefu.

Dans son communiqué adressé aux inspecteurs provinciaux, l’Inspection Générale souligne l’importance croissante de l’anglais dans les domaines scientifique, technologique et professionnel.

« Sa maîtrise permettra à nos apprenants d’être plus compétitifs dans la recherche scientifique comme dans le monde du travail », indique le document.


L’objectif est clair : préparer les élèves congolais à évoluer dans un environnement international où l’anglais est devenu la langue de référence.

Une réforme conforme à la Loi-cadre sur l’enseignement

Cette innovation s’inscrit dans la continuité de la Loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014 sur l’enseignement national, qui met l’accent sur la formation d’élites capables de contribuer au développement harmonieux et durable du pays.
L’introduction de l’épreuve orale d’anglais fait partie des efforts entrepris par le ministère pour moderniser le système éducatif et rehausser la qualité des humanités.

Selon les directives de l’Inspection Générale, les jurys d’anglais seront constitués à l’instar de ceux du français, avec la même pondération.
L’épreuve se déroulera au même moment que l’oral de français, et les résultats seront consignés dans la formule E80, conformément aux instructions officielles.
Le respect des points et critères d’évaluation prévus dans le programme E.32 est également exigé.

Un tournant linguistique pour l’école congolaise

En introduisant cette nouvelle épreuve, le ministère de l’Éducation nationale franchit un pas décisif vers le bilinguisme et l’ouverture internationale. L’apprentissage de l’anglais, jusque-là perçu comme un atout, devient désormais une exigence académique et professionnelle.

Cette réforme, saluée par plusieurs enseignants et pédagogues, devrait contribuer à mieux préparer les futurs diplômés à un marché du travail de plus en plus mondialisé.

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