Stade des martyrs et Tata Raphaël: Les agents du ministère de sports emportent les poteaux



‎Les jours se suivent et se ressemblent pour les agents du ministère des sports.

‎ Une ambiance inhabituelle a regné au stade des Martyrs de la Pentecôte, en ce mardi 25 novembre 2025.

‎Les agents et autres travailleurs de cette bâtisse à qui se sont joints leurs collègues du stade Tata Raphaël, ont brûlé des pneus avant de saccager le bureau du Centre National de médecine aux sports puis barricadé certaines entrées et allés de cette enceinte.


‎La cause, c’est la réclamation de non paiement de leurs primes de chaque mois dont le montant est fixé à 60.000 francs Congolais pour chaque prestataire.

‎Il y a une semaine, ces agents auxquels se sont joints ceux du ministère de la santé et d’autres ministères, étaient au ministère des Finances pour suivre le dossier en question.

‎Mais à leur grande surprise, leurs collègues des autres ministères ont été servis et eux sont rentrés main bedrouille.
‎D’où la réaction de cet après-midi.

‎« Nous sommes en train de revendiquer nos droits. Ce sont des primes spécifiques qui sont fixées à 60.000 FC ».


‎Dernièrement le Chef de l’État avait donné son quitus pour qu’on décante la situation.

‎« Au niveau du ministère des sports, le dossier a été signé puis contre-signé au ministère de la fonction publique avant le budget.
‎Mais arriver aux finances, la situation a été bloquée. Alors nous avons décidé de faire entendre nos voix. Il n’y a pas d’activité ici, ni match puis que nous avons enlevé les poteaux », a martelé un agent trouvé sur place.



‎La situation est restée confuse. Les entrées Principales du stade des Martyrs sont bloquées, les pneus brûlés et l’on apprendra que d’autres sont allés interrompre un match de l’Entente Provinciale de Football de Kinshasa en confisquant les poteaux.

‎Le Stade des Martyrs, inauguré en 1993, est le plus grand complexe sportif du pays et accueille régulièrement des rencontres internationales de football ainsi que des événements politiques et culturels. Sa paralysie illustre la fragilité des infrastructures publiques face aux tensions sociales.

‎Cette crise met en lumière :

‎La précarité des agents publics, souvent confrontés à des retards chroniques de paiement.
‎Les failles dans la gestion des finances publiques, qui alimentent un climat de méfiance envers les institutions.
‎Le risque de voir les grèves s’étendre à d’autres secteurs, dans un contexte économique marqué par l’inflation et la pression sociale.

‎ Aux dernières nouvelles, Le gestionnaire du stade serait convoqué par le ministre des sports Didier Budimbu pour trouver des palliatifs à cette situation qui ternit l’image du Patron des sports en RDC.


Guds

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