MONUSCO/SITUATION RDC-RWANDA: Les bruits de balles entendus à Uvira n’ont pas perturbé la conviction de Bruno Lemarquis sur l’Accord de Washington

Les coups de balles qui ont retenti à Uvira durant toute la journée de mercredi 10 décembre ont réussi à perturber pas mal de mots de joie prononcés à l’intention de l’accord de Washington. Celui de Bruno Lemarquis, Représentant Spécial ad interim du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC, prononcé tout juste après la signature du dit accord, est resté imperturbable.
C’est pendant que les échos de ce mot résonnaient encore dans nos têtes que les bruits parasites de balles des rebelles du M23, aidés par leurs supplétifs de l’Alliance du Fleuve Congo, se sont fait rétentir dans la ville sud-kivucienne d’Uvira et ses environs.
À en croire plusieurs sources locales, des éléments de l’AFC/M23 ont été signalés depuis lundi 1er décembre dans la zone de Kavimvira, une banlieue d’Uvira, à la frontière avec la ville de Bujumbura, banlieue à partir d’où ils ont réussi à se rapprocher de façon progressive de la ville sous contrôle.
Plusieurs Uviriens affirment les avoir vus, depuis ce lundi-là 1er décembre, en train d’avancer à pieds, tous azimuts confondus, aux environs de dix heures locales.
Des combattants Wazalendo, qu’on a aussi vus sur place et qui n’ont pas voulu être déclarés forfaits, ont eu avec eux des échanges de tirs à balles réelles jusqu’ à Mulongwe, une agglomération non loin de là.
Cette situation, à la comparer avec les propos de l’autorité onusienne ci-haut évoquée, a l’air d’entrer en éclipse sonore avec les hommages de Bruno Lemarquis adressés aux deux Chef d’État, Félix Tshisekedi et Paul Kagame pour, bien sûr, leur détermination politique dont ils ont fait montre en faveur à la fois de la paix et de la coopération régionale.
C’est ici le lieu de croire en la détermination irréfragable de la
MONUSCO de considérer que ces accords, que nous savons déjà conclus en bonne et due forme, ont pour rôle, s’il faut faire abstraction de coups de balles ci-haut déplorés, celui d’ouvrir une nouvelle fenêtre d’opportunités pour que soit à jamais rétablie la confiance entre les deux pays.
Foi sur les propos de la
Mission des Nations Unies, intervenus avant le retentissement de ces indésirables coups de balles, cet accord vient poser des bases plus solides pour une paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
La mission onusienne, faut-il le souligner, salue dans le même ordre des choses, l’engagement soutenu de l’État du Qatar, celui de l’Union Africaine, celui du Président du Conseil des Ministres du Togo, en sa qualité de médiateur, en l’occurrence Faure Gnassingbé, sans oublier les efforts conjugués de la Communauté d’Afrique de l’Est ainsi que ceux de la Communauté de Développement de l’Afrique australe.
Elle les encourage à la fois à maintenir et à approfondir leur appui aux efforts de paix et de sécurité dans l’azimut Est de la République Démocratique du Congo.
Bruno Lemarquis a dit beaucoup d’autres choses de positif, mais c’est plutôt l’espace qui nous fait ici défaut pour en parler en détail.
Reste à souligner qu’au regard de la résolution 2773 du Conseil de Sécurité, signée ici en 2025, la MONUSCO, foi sur son respect de ses engagements, s’est dit déterminée à continuer à appuyer les efforts de paix tant dans le cadre de son mandat que dans celui de ses capacités, le tout axé sur les quatre domaines de la protection de la population civile, du soutien aux dispositifs du cessez-le-feu issus du processus de Doha, du désarmement et démobilisation des groupes armés, ainsi que de la stabilisation des zones touchées par le conflit.


