Vient de paraître: MIGRANTS DE RÊVE, un roman de Jean-Baptiste Bokoto paru aux éditions du Grand Lac

La salle polyvalente du Conseil Communal de la Jeunesse de Bandalungwa a servi de cadre, mercredi 17 décembre dernier, au “pré-vernissage” du livre : ”Migrants de rêve”, un livre signé Jean-Baptiste Bokoto, dont le titre, il l’a voulu sous l’inspiration de celui de Fally Ipupa, dans sa chanson qu’il a chantée en duo avec Youssou Ndour.

Au sujet de ce titre, riche en poésie, J.B. Bokoto avoue avoir été contacter Fally Ipupa lui-même en personne, après audition de sa chanson, pour lui demander permission de s’en servir sur sa première de couverture en remplacement de celui qu’il avait en tête à titre provisoire, à savoir : ”Les centres fermés”.
Les centres fermés en Belgique, foi sur sa définition de ce concept, sont des lieux où sont détenus des étrangers en situation irrégulière.
C’est le cas, dans ce roman, de ces migrants de rêve dont un nombre important de congolais parmi lesquels, parce qu’il a lui-même eu à travailler dans les structures de l’Immigration en Belgique, il a pu détecter plusieurs ”bandalois”.
Jean-Baptiste explore à travers ce roman les réalités à la fois tragiques et comiques de l’immigration clandestines des jeunes africains en plein exil économique.
Il y démontre, à travers ses personnages, que ces voyages ne sont pas une option heureuse, mais plutôt une simple condition sine qua non face au vent d’un avenir incertain qui semble souffler en Afrique.
Il décrit, avec illustrations en appui, les défis auxquels sont confrontés ces jeunes africains qui trouvent en Europe leur eldorado.

Il met en évidence leurs illusions perdues face aux réalités qu’ils y rencontrent.
Le choix par l’auteur de la salle ci-haut évoquée, à en croire lui-même lors de sa prise de parole, a été relatif aux festivités liées aux 70 ans d’âge que vient de totaliser la très passante commune de ”Bandal”, commune qui l’a vu naître et croître, avant son départ pour l’Europe où il a été poursuivre et parachever ses études universitaires en sciences juridiques.

C’est là qu’il a vécu, foi sur son témoignage, toutes ces réalités relatives aux migrations de rêve, qu’il est en train de relater dans cet ouvrage publié aux éditions du Grand Lac, sous une écriture romantique.
Pour J.B. Bokoto, la musique et la littérature sont deux réalités indissociables. Pour mieux le dire, il s’est servi de propos de Marcel Proust qui dit, dans l’un de ses ouvrages : ”La musique, c’est dans le cœur pendant que l’écriture, c’est dans l’esprit”.
”Fally dans sa chanson parle même chose avec moi, à la seule nuance que moi, j’ai apporté l’argumentaire dans la mesure où je connais à fond la problématique. J’ai eu à travailler dans les structures de l’Immigration en Belgique, c’est là que j’ai eu ma retraite”, mots vérifiables de Jean-Baptiste Bokoto.
”On peut se servir de chansons des musiciens, tel que celles du poète Lutumba par exemple, en vue de les adapter dans les romans”,
a-t-il étayé son affirmation.
Au-delà de la chanson de Fally Ipupa en featuring avec Youssou Ndour, dont il a emprunté le titre, ce roman ”Migrants de rêve” nous rappelle aussi les paroles de Jean-Goubald Kalala qui, dans l’une de ses chansons, évoque l’illusion du temps et celle de l’espace que voici ci-dessous, toutes proportions gardées :
”Dans l’illusion du temps, c’est le passé qui est mieux ; dans celle de l’espace, c’est l’ailleurs qui est meilleure”.
Pour le dire selon une analogie proportionnelle, Fally Ipupa est pour Jean-Baptiste Bokoto ce qu’est Jean de La Fontaine pour Louis de Funès dans son film : ”Sur un arbre perché”.
Originaire du Sud-Ubangui, J.B.Bokoto est un écrivain de la littérature populaire congolaise qui sait mettre en exergue les réalités de la République Démocratique du Congo.
”Migrants de rêve” constitue donc son 4è roman.
Ses trois livres précédents sont : ”Espoir sous les ailes”, édité aux éditions Percée à Paris ; ”Une histoire de violences : Je suis Charlie au Congo”, un livre paru aux éditions L’Harmattan, à travers lequel il dénonce le silence de la communauté internationale face au climat sécuritaire délétère qui prévaut à l’heure actuelle dans l’azimut Est de la République Démocratique du Congo. C’est sans oublier ”Charivari, une belle histoire d’amour”.
QUID DES ÉDITIONS DU GRAND LAC ?
À en croire Sam Zola, les Éditions du Grand Lac existent depuis 20 mars 2022.
”Avant Jean-Baptiste Bokoto, nous avons édité plusieurs autres auteurs tels que l’ancien ministre d’État congolais en charge des Relations internationales, Pépin-Guillaume Manjolo.; le romancier et poète Tony Elebe, ainsi que pas mal d’auteurs européens, dont l’écrivain français Denis Joneau, co-auteur d’un roman qui a été Prix Nobel”, a-t-il fait savoir.
”Nous sommes à l’heure actuelle à une trentaine de publications”, a-t-il ajouté.
Le jeune éditeur, du moins en âge, n’a pas laissé passer inaperçues leurs prochaines publications et parmi elles : ”La nuit qui dura toute l’éternité”, son propre ouvrage ; ”Dali” de Denis Joneau, l’écrivain français ci-haut évoqué ; ”Le cryptogramme bradé” du poète François-Médard Mayengo.
”Il y a plusieurs autres publications en cours que nous allons annoncer dans les jours à venir”, a-t-il rassuré.
Notez bien : Les éditions du Grand Lac ne sont à confondre ni avec la librairie Livres des Grands Lacs, encore moins avec le magazine Grans Lacs.
”Toutefois avec Livres des Grands Lacs, c’est fort possible que nous nous retrouvions dans la même chaîne de distribution du livre qui veut que, après l’édition, le livre se retrouve dans la librairie pour vente”, a-t-il levé l’équivoque.
PLUSIEURS PERSONNALITÉS BANDALOISES ONT REHAUSSÉ DE LEURS PRÉSENCES CE GRAND RENDEZ-VOUS LITTÉRAIRE
Plusieurs personnalités de marque, d’origine bandaloise, ont rehaussé de leurs présences respectives cette grande rencontre littéraire. Parmi elles, l’honneur nous a été donné, durant le pot d’amitié qui a été offert, de parler de la pluie et du beau temps, comme on dit, avec le Colonel Donat Liyoke, une des têtes bien pensantes de la commune de Bandal.

Il y avait aussi parmi d’autres : Zico Man, un talentueux musicien congolais qui évolue en Europe ; Darly Lukusa, Premier-vice Président des Notabilités de Bandal, sans oublier Amivi Bola Lokoku, Présidente du Conseil Communal de la Jeunesse de Bandalungwa.
Notre entretien avec le Vice-Premier Président des Notabilités de Bandal ci-haut évoqué nous a valu d’apprendre de sa part son voeu de voir les jeunes bandalois s’approprier cet ouvrage afin qu’ils puissent savoir quel rêve avoir dans le cas où ils voudraient envisager un voyage pour l’Europe.
Quant à madame A.B.L., entendez : Amivi Bola Lokoku, Présidente du Conseil Communal de la Jeunesse de Bandalungwa, il est important que les jeunes bandalois qui vivent en Europe songent, à l’occasion de ces 70 ans, à faire un petit tour à Bandal afin de joindre leurs projets à ceux de ceux qui sont restés, de sorte que, ensemble, ils fassent de Bandal un pari à gagner jusqu’à le rendre, pourquoi pas ?, plus beau que les communes de Paris.
En bref, pour elle, Bandal n’est pas Paris comme on a habitude de le dire, mais plutôt un pari à gagner pour des raisons auxquelles nous venons de faire allusion.
Ils n’ont pas oublié, tous les deux, de jeter des fleurs à leur très cher bourgmestre, son excellence Alphonse Ndofula Mampuya, pour son souci permanent qu’il a, à savoir: celui de remettre la commune de Bandal dans sa plus belle robe d’antan.

