7 juin 2026

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RDC : Kinshasa rejette les accusations de disparitions forcées évoquées par Human Rights Watch

Kinshasa, 13 mars 2026.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a rejeté les accusations de disparitions forcées formulées dans un récent rapport de l’ONG Human Rights Watch concernant plusieurs cas présumés survenus à Kinshasa.

Dans un communiqué publié par le Ministère de la Communication et Médias, les autorités congolaises indiquent avoir pris connaissance du rapport de l’organisation internationale qui évoque l’implication de certains services de sécurité, notamment le Conseil National de Cyberdéfense.

Le gouvernement estime que les faits mentionnés dans le rapport nécessitent une analyse juridique et factuelle rigoureuse. Selon le communiqué, la qualification de « disparition forcée » en droit international implique plusieurs éléments, notamment l’arrestation ou la détention d’une personne par des agents de l’État suivie d’un refus de reconnaître cette privation de liberté ou de révéler le sort réservé à la personne concernée.

Les autorités affirment que plusieurs personnes mentionnées dans le rapport ont été identifiées.
Certaines auraient été libérées tandis que d’autres ont été présentées devant les juridictions compétentes conformément aux procédures prévues par la législation nationale.

Le gouvernement indique également que des visites ont été autorisées au profit des familles des personnes concernées ainsi que des représentants de Human Rights Watch.
Contexte sécuritaire tendu
Kinshasa rappelle que ces mesures interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible. Les autorités évoquent notamment l’agression continue contre le territoire congolais attribuée au Rwanda et à ses alliés du AFC/M23, ainsi que la présence persistante de groupes armés dans l’est du pays.
Selon le communiqué, les opérations menées par les services de sécurité s’inscrivent dans le cadre des missions régaliennes de l’État visant à préserver l’ordre public, protéger les populations et garantir la sécurité nationale.

Le gouvernement rejette en conséquence les allégations selon lesquelles certaines arrestations ou détentions seraient motivées par des considérations politiques ou arbitraires.
Les autorités congolaises affirment par ailleurs rester attachées au respect de l’État de droit et aux engagements internationaux du pays en matière de droits humains.
Enfin, Kinshasa se dit disposée à poursuivre un dialogue constructif avec les partenaires internationaux et les organisations de défense des droits humains, tout en soulignant l’importance du respect de la souveraineté et des institutions de la République.

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