À Kisangani, dans la province de la Tshopo, une partie de la concession de la prison centrale est occupée de manière illégale depuis plus de trente ans. Le constat a été dressé mercredi par le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, en mission dans la ville. Cette situation illustre une spoliation foncière ancienne qui perturbe le bon fonctionnement de l’établissement pénitentiaire.
Selon le directeur de la prison, Junior Okondji, au moins une trentaine de maisons ont été érigées sur le domaine pénitentiaire depuis les années 1990. Cette occupation prive la prison d’espaces indispensables, notamment pour le logement du personnel.
Les conséquences sociales sont notables : près de 90 % des agents sont contraints de louer des habitations aux alentours, faute d’infrastructures adéquates sur le site.
Pour la direction, la récupération de ces terrains permettrait de reloger le personnel et d’améliorer la gestion des urgences au sein de la prison. Ce dossier relance, par ailleurs, le débat sur la restitution des biens publics spoliés à Kisangani.
Jeremy Mavunda Ibutsi
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