Chaque 30 avril les enseignants de la République Démocratique du Congo, toutes institutions scolaires et universitaires confondues, célèbrent la journée nationale de l’Enseignement.
À Kinshasa, siège des institutions de la République Démocratique du Congo, le côté politique de l’événement s’organise depuis le 28 avril à l’hôtel Hilton, à Gombe/Centre-ville, autour du thème : »financement durable et transformation du secteur ».
Dans leurs prises de parole à tour de rôle, en leurs qualités respectives de Chef du gouvernement congolais et de ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Judith Suminwa Tuluka et Raïssa Malu appellent à investir davantage dans la formation des jeunes congolais.
Judith Suminwa plaide en faveur d’un investissement en bonne et due forme en RDC afin que soit bâtie une société congolaise à la fois plus compétente et plus compétitive.
»financer l’éducation ne peut plus être seulement compris comme une dépense à couvrir. C’est un investissement à piloter », parole de la Première-ministre.
Même son de cloche chez Raïssa Malu, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, qui met en plus en évidence trois priorités clés. La dame en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté en RDC veut précisément une budgétisation en faveur à la fois des infrastructures scolaires, qui souffrent à l’heure actuelle d’un déficit hors pair, de la formation des enseignants, ainsi que de l’accès massif des jeunes filles de la RDC, toutes 26 provinces confondues, à l’éducation sous toutes ses formes que ce soit au niveau humanitaire, professionnelle ou universitaire.
Raïssa Malu reconnaît en plus les tensions qui prévalent à l’heure actuelle autour de la gratuité. Elle pense à cet effet au déficit structurel de financement, à la fragmentation des ressources ainsi qu’aux difficultés à généraliser les initiatives pilotes.
Pour elle, chaque investissement doit produire des résultats visibles dans les classes.
Le professeur Kenny Kale, conseiller au ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, abonde dans le même ordre des choses lors de son passage via les ondes de la radio Okapi.
De l’analyse du contenu de son discours découle son vœu de voir mobilisés les acteurs tant étatiques que non étatiques en faveur à la fois de l’éducation et de la formation. Objectif, à l’en croire, c’est d’améliorer la qualité de l’enseignement, renforcer l’accès équitable ainsi qu’adapter les formations aux réalités d’emplois.
Somme toute, il est question, à la lumière de la célébration de cette journée de l’enseignement 2026, d’améliorer les acquis scolaires et l’accès équitable, surtout pour les filles, à l’éducation, le tout basé sur une adéquation formation-emploi.
La journée nationale de l’enseignement a été instituée par la loi-cadre promulguée le 22 septembre 1986 sous le président Mobutu. Ce qui laisse à affirmer que, toutes proportions grdées, la première journée officielle de l’Enseignement a été organisée en 1987.
En guise d’un petit détail légal, il y a lieu de placer l’accent sur le fait que le 30 avril n’est pas une journée fériée et chômée, comme peuvent le penser le commun des dormeurs congolais. C’est plutôt tout simplement une journée dédiée aux enseignants avec cérémonies et sensibilisations sans mettre en »jachère » les administrations et les entreprises tant étatiques que privées.
Saint-Germain Ebengo
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