La résidence des prêtres de la paroisse Saint-Théophile, située dans la commune de Kimbanseke, a été violemment attaquée dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026. Selon les premières informations, un groupe d’hommes armés a fait irruption dans l’enceinte après avoir détruit le mur de clôture. Les assaillants ont ensuite saccagé plusieurs installations avant de repartir avec de nombreux biens, laissant derrière eux des dégâts matériels importants.
Au cours de cette incursion, un prêtre a été blessé, illustrant la brutalité de l’attaque. Cet acte de violence a suscité une vive émotion au sein de la communauté catholique locale et ravivé les inquiétudes quant à la sécurité des lieux de culte dans la capitale de la République démocratique du Congo.Depuis plusieurs mois, des incidents similaires visant des institutions religieuses sont régulièrement signalés à Kinshasa.

Présent sur les lieux après l’attaque, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu a vivement réagi, dénonçant « une faillite sociale » et « un échec de l’État ». Il a attribué cette montée de la violence à « la mauvaise gouvernance » du pays, appelant les autorités à assumer leurs responsabilités face à la dégradation du climat sécuritaire.
Dans un message adressé aux fidèles, le prélat a également invité à la prière pour la Nation, déclarant en lingala que « le pays est en danger ». Cette attaque relance le débat sur l’insécurité croissante dans la capitale congolaise, où la protection des citoyens et des institutions, y compris religieuses, apparaît de plus en plus préoccupante.
Jeremy Mavunda Ibutsi

More Stories
Commémoration du GENOCOST : l’ambassade de la RDC en Grèce sensibilise la communauté internationale aux atrocités commises en RDC
Justice militaire : la partie civile réclame 250.000 USD de dommages et intérêts contre Rebo Tchulo dans l’affaire Kasaï Sadisa
GENOCOST : Félix Tshisekedi appelle à la justice, annonce des réparations et renforce la diplomatie de la mémoire