25 juin 2026

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Examen d’État 2026 : la ministre d’État Raïssa Malu lance la 59ᵉ édition à Lubumbashi et appelle au respect du mérite

La Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a procédé, ce lundi 21 Juin 2026, au Lycée Twendelee de Lubumbashi, au lancement officiel de la 59ᵉ édition de l’Examen d’État ainsi que du Jury national du cycle court, édition 2026. À cette occasion, elle a appelé à la rigueur, à la transparence et au respect du mérite afin de préserver la crédibilité du diplôme d’État en République démocratique du Congo.

Devant les autorités politico-administratives, les responsables du secteur éducatif, les partenaires ainsi que des milliers de candidats, la ministre a qualifié cette cérémonie de « moment solennel », marquant l’aboutissement de plusieurs années d’efforts pour les finalistes et le début d’une nouvelle étape de leur parcours.

Dans son allocution, Raïssa Malu a inscrit cette session dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de l’éducation « le principal levier de transformation nationale ». Selon elle, cette orientation impose la construction d’une école « plus crédible, plus inclusive et plus exigeante », capable de former une jeunesse compétente, responsable et attachée aux valeurs de la République. « Cette vision nous engage à bâtir une école plus crédible, plus inclusive et plus exigeante, capable de former une jeunesse compétente, responsable et profondément attachée aux valeurs de la République », a-t-elle déclaré.

La ministre a révélé que 1 088 979 candidats participent cette année aux épreuves certificatives des deux cycles. Parmi eux, 1 082 742 candidats, dont 44,7 % de filles, composent au cycle long dans 3 277 centres, tandis que 6 237 candidats, dont 1 099 filles, prennent part aux épreuves du cycle court dans 252 centres.

Elle s’est particulièrement réjouie de la progression de la participation féminine. Par rapport à l’édition 2025, 20 075 filles supplémentaires prennent part à l’Examen d’État, faisant passer leur proportion de 42,9 % à 44,7 % au cycle long. Une évolution qu’elle a attribuée aux efforts consentis pour promouvoir la scolarisation, le maintien et la réussite des jeunes filles, notamment dans les provinces éducationnelles du Kasaï 1, du Kasaï 2 et de Kinshasa-Lukunga.

 

Insistant sur la portée nationale de ces épreuves, Raïssa Malu a rappelé que l’Examen d’État demeure le principal instrument de certification des acquis scolaires et un indicateur de la qualité du système éducatif congolais. « Un diplôme n’a de valeur que lorsqu’il repose sur le mérite, l’équité, la transparence et la rigueur. C’est pourquoi aucune fraude, aucune complaisance, aucune pression extérieure ni aucun trafic d’influence ne sauraient être tolérés », a-t-elle insisté.

La ministre a appelé l’ensemble des acteurs impliqués inspecteurs, enseignants, chefs de centres, surveillants, services techniques, autorités provinciales, parents et services de sécurité à accomplir leur mission avec professionnalisme, discipline et impartialité afin de garantir la crédibilité de l’évaluation.

S’adressant directement aux finalistes, elle les a invités à aborder les examens avec confiance et sérénité, tout en les mettant en garde contre les promesses de réussite fondées sur la fraude. Elle leur a également rappelé que, dans un monde marqué par des mutations technologiques rapides, leur réussite dépendra autant de leur capacité à apprendre, à innover, à résoudre des problèmes et à travailler en équipe que du diplôme qu’ils obtiendront.

Raïssa Malu a, en outre, exhorté les futurs diplômés à s’orienter vers des filières répondant à leurs aptitudes ainsi qu’aux besoins réels du pays. « La République démocratique du Congo a besoin d’une jeunesse compétente, disciplinée et capable de transformer le savoir en solutions concrètes au service du développement national », a-t-elle affirmé.

 

La ministre a également adressé un message de solidarité aux candidats composant dans les zones touchées par l’insécurité, les territoires sous occupation et les régions confrontées aux risques épidémiques, notamment à la maladie à virus Ebola. Elle leur a assuré que l’État demeure mobilisé pour garantir leur droit à une éducation de qualité et à une évaluation équitable, quelles que soient les circonstances.

 

Raïssa Malu a officiellement déclaré ouvertes les épreuves de la session ordinaire de la 59ᵉ édition de l’Examen d’État et du Jury national du cycle court sur toute l’étendue du territoire national ainsi que dans les centres hors frontières.

 

À travers ce lancement officiel organisé à Lubumbashi, le gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer la crédibilité du système éducatif congolais en faisant du mérite, de l’intégrité et de l’égalité des chances les piliers de l’évaluation certificative.

 

Edouard Funda

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