Il se tient, du 2 au 4 juillet 2026 à Bujumbura, capitale économique de la République du Burundi, la deuxième Conférence panafricaine de l’Union africaine sur l’éducation des filles et des femmes, dénommée PANCOGED 2.
Cette rencontre de haut niveau réunit plus de 400 participants venus d’une quarantaine d’États membres de l’Union africaine autour d’un enjeu majeur : « prioriser l’éducation des filles et des femmes, développer leurs compétences et accélérer les opportunités d’apprentissage et de formation ».
Officiellement ouverte le mardi 2 juillet 2026 par le Vice-Président de la République du Burundi, PANCOGED 2 enregistre la participation de ministres, parlementaires, leaders religieux et coutumiers, universitaires, représentants du patronat, acteurs de la société civile, ainsi que de partenaires techniques et financiers intervenant dans les secteurs de l’éducation, du genre et de la protection.
Intervenant au panel ministériel du 3 juillet, consacré au thème « Ne laisser aucune fille hors ligne : promouvoir une éducation numérique inclusive digne du XXIᵉ siècle », le Vice-Ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, l’Honorable *Théodore Kazadi Muayila, a présenté les principales réformes engagées par le Gouvernement de la République démocratique du Congo ainsi que les résultats déjà enregistrés en faveur de la scolarisation et de l’autonomisation des filles.
Ces réformes s’inscrivent dans la vision du Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Champion de la masculinité positive, qui érige l’éducation inclusive en levier essentiel du développement socio-économique durable.
Parmi les avancées mises en exergue, le Vice-Ministre a notamment évoqué la gratuité de l’enseignement primaire, l’octroi de bourses aux filles dans l’enseignement secondaire et universitaire, la construction et la réhabilitation d’établissements scolaires, l’amélioration des dispositifs WASH avec l’aménagement de latrines séparées pour les filles et les garçons, la formation des enseignants à l’accompagnement psychosocial des élèves, l’institution de clubs de filles, l’encadrement des filles enceintes, ainsi que l’intégration, dans les curricula, des compétences de vie courante, notamment l’entrepreneuriat, la santé sexuelle et reproductive, le numérique et l’intelligence artificielle.
Abordant la question du numérique et de l’intelligence artificielle, la RDC a démontré, à travers cette intervention, sa volonté de ne pas manquer le rendez-vous du XXIᵉ siècle. Dans son exposé, le Vice-Ministre a mis en avant l’existence d’un cadre institutionnel en pleine consolidation pour l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans l’éducation. Il a, à ce titre, présenté la Politique nationale des TICE ainsi que l’Arrêté relatif à l’enseignement à distance.
L’Honorable Théodore Kazadi Muayila a également partagé l’expérience de la Semaine des Sciences et des Technologies, instituée depuis l’année dernière dans les écoles primaires et secondaires. Cette initiative contribue à susciter l’intérêt des apprenants, en particulier des filles, pour les sciences, les technologies, l’innovation et les compétences du XXIᵉ siècle. L’un des résultats les plus encourageants demeure l’augmentation progressive du nombre de filles orientées vers les filières scientifiques et techniques depuis 2024.
Cependant, au-delà de ces avancées, le Vice-Ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté a tenu à attirer l’attention des participants sur la situation sécuritaire préoccupante qui prévaut dans l’Est de la République démocratique du Congo, à la suite de la guerre d’agression imposée au pays par le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC/M23.
«Près d’un million de filles sont affectées par cette guerre et ne peuvent plus étudier dans des conditions optimales, tant sur les plans psychologique, économique, moral que logistique », a-t-il déclaré.
À cette occasion, l’Honorable Théodore Kazadi Muayila a lancé un appel aux États membres de l’Union africaine afin qu’ils se tiennent aux côtés du Gouvernement de la République démocratique du Congo, à l’instar de la République du Burundi, en vue de contribuer au rétablissement de la paix dans la partie orientale du pays. Il a souligné que la persistance de cette guerre prive de nombreuses filles d’un environnement propice à l’apprentissage, à la protection et au développement de leurs compétences.
La deuxième Conférence panafricaine de l’Union africaine sur l’éducation des filles et des femmes s’achève ce samedi 4 juillet 2026 par l’adoption attendue d’une Déclaration d’engagement des États membres.
Rédaction PA

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