À l’occasion de la Journée nationale de commémoration du GENOCOST, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accompagné de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, s’est recueilli ce dimanche 02 Août 2026, au Mémorial du GENOCOST à Kinshasa, en présence des rescapés et de plusieurs autorités.
Face aux témoignages poignants des survivants, le Chef de l’État a réaffirmé l’importance du devoir de mémoire, soulignant que « aucune vie ne saurait être réduite à un chiffre ». Il a insisté sur le fait que cette journée de commémoration ne constitue « ni un appel à la haine ni une invitation à la vengeance », mais un moment de recueillement, de dignité, de vérité et de résilience en hommage aux victimes.

Abordant la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a dénoncé ce qu’il qualifie d’agression rwandaise menée par les rebelles de l’AFC/M23. Il a condamné une « entreprise meurtrière » qui, selon lui, porte atteinte à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale du pays ainsi qu’au droit des Congolais de vivre en paix. Le Président a également mis en garde contre le négationnisme, estimant que la préservation de la mémoire constitue un rempart essentiel contre la répétition des atrocités.
Dans le cadre de la politique nationale de mémoire, le Chef de l’État a annoncé le lancement de la phase opérationnelle du Musée national du GENOCOST. Cette institution est appelée à devenir un centre scientifique de référence dédié à la conservation des archives, à la recherche et à la transmission de l’histoire des crimes commis en RDC aux générations présentes et futures.
Sur le volet des réparations, Félix Tshisekedi a instruit le Gouvernement d’inscrire, dès le prochain exercice budgétaire, le financement de la Stratégie nationale d’appropriation afin de garantir l’indemnisation des survivants. « Les réparations ne sont ni une faveur ni un acte de charité publique, mais une obligation de justice », a-t-il déclaré, réaffirmant la responsabilité de l’État envers les victimes.
Le Président de la République a, en outre, annoncé une nouvelle orientation de l’action extérieure de la RDC en invitant les missions diplomatiques et consulaires à promouvoir une « diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice ». Cette démarche vise à renforcer le plaidoyer international en faveur de la reconnaissance des crimes commis sur le territoire congolais et de la lutte contre l’impunité.
Clôturant son allocution, Félix Tshisekedi a réaffirmé son engagement en faveur d’une justice équitable, estimant que celle-ci ne peut être véritablement universelle que si elle reconnaît à chaque victime la même dignité, le même droit à la vérité et le même droit à la justice.
Jérémy Mavunda

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