Au lendemain du crash survenu à Kenge, l’ancien gouverneur de la province du Kwango, Jean-Marie Peti Peti, a présenté ses condoléances aux familles des victimes et apporté des précisions sur la situation et la gestion de l’aérodrome de Kenge.
«Je voudrais d’abord présenter mes condoléances les plus attristées aux familles de toutes les victimes de ce terrible crash survenu à 15 heures, le 25 septembre », a-t-il déclaré.
Jean-Marie Peti Peti a ensuite tenu à clarifier sa responsabilité dans la gestion du site. « Je voudrais être clair devant l’opinion : moi, Jean-Marie Petit Petit, ancien gouverneur de la province du Kwango, je n’ai jamais vendu ce terrain, ni cet aérodrome », a-t-il affirmé.
Selon lui, à sa prise de fonctions en 2019, il avait trouvé un arrêté de désaffectation signé par son prédécesseur et approuvé par l’Assemblée provinciale de l’époque.
L’ancien gouverneur a expliqué que plus de la moitié de l’aérodrome était déjà occupée de manière illégale et anarchique par la population. Il a évoqué deux principales raisons : l’avancée des érosions, aggravée par le creusement de grands trous destinés à empêcher l’atterrissage des avions de la compagnie Afdel à Kenge, ainsi que l’explosion démographique de la ville.
«Malgré mes efforts, je n’ai pas réussi à faire évacuer tous les occupants. C’est pourquoi la décision de lotir le peu d’espace restant a été prise, afin d’éviter d’autres désordres », a-t-il expliqué.
Il a précisé que les terrains avaient été distribués gratuitement, tout en demandant aux services compétents de fixer un montant modique pour les formalités administratives et la délivrance des documents.
Jean-Marie Peti Peti a également rappelé l’origine de l’aérodrome. « Cet aérodrome a été construit par les missionnaires pour leurs petits avions et leurs petits porteurs, afin de desservir le diocèse de Kenge », a-t-il indiqué. Il a ajouté que le site était abandonné depuis 1986.
D’après lui, l’Autorité de l’aviation civile ainsi que la Régie des voies aériennes (RVA) étaient informées de la situation. Plusieurs délégations se sont rendues à Kenge, notamment celle de l’ancien ministre des Transports, qui avait effectué une visite sur place afin d’identifier un autre site situé à moins de dix kilomètres de la ville.
« Trois autres délégations de la RVA ont suivi pour effectuer la même visite, mais malheureusement, aucune solution concrète n’a été trouvée », a-t-il regretté.
L’ancien gouverneur a enfin rejeté toute accusation de pression financière ou de vente du terrain. « Personne n’a subi une quelconque pression financière et personne n’avait réellement l’intention de vendre ce terrain pour quelque raison que ce soit », a-t-il conclu.
Edouard Funda

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