Coopération Suisse-RDC: L’IG Didier KAKU reçoit Chasper Sarott pour renforcer les liens dans le secteur minier.

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Posture d’Afrique

À la suite de sa participation du 10 au 15 mars 2025 à Fribourg au forum international sur la gouvernance des ressources naturelles en RDC, l’Inspecteur Général des Mines, Didier Kaku Kingwabidi, a eu l’honneur d’accueillir le 1er avril 2025 dans ses locaux à Kinshasa l’Ambassadeur de Suisse en RDC, Son Excellence Chasper Sarott, pour le renforcement des liens de coopération.

A son arrivée, l’ambassadeur CHASPER SAROTT a bénéficié d’une visite guidée des différents départements de l’IGM, où l’Inspecteur Général des Mines, Didier KAKU KINGWABIDI et chaque chef de département ont pris le temps d’expliquer les missions et les activités de chaque service.
L’événement a également été l’occasion de faire le point sur le récent voyage de l’Inspecteur Général des Mines en Suisse, qui a eu lieu dans le cadre d’une formation organisée par l’Institut de Fédéralisme de l’Université de Fribourg en collaboration avec le Centre d’Amitié Suisse-RDC sur la gouvernance des ressources en RDC. Cet échange a permis de renforcer les liens de collaboration entre les deux pays, notamment dans le domaine de la gestion des ressources minérales.

“IGM revêt une grande importance pour la RDC “

Renforcement de la coopération
Très satisfait de cette rencontre, l’Ambassadeur de Suisse en RDC a souligné l’importance du partage d’expériences entre les institutions suisses et congolaises afin de développer des actions concrètes de collaboration.

« C’est une première et une opportunité d’en apprendre davantage sur ce nouveau service qui s’installation et qui revêt une grande importance pour le pays. Le secteur minier joue un rôle central dans nos relations bilatérales, d’autant plus que des investissements suisses y sont engagés »

, a-t-il déclaré à la presse.
L’Inspection Générale des Mines, qui joue un rôle essentiel dans la régulation du secteur minier en RDC, voit dans ces échanges une opportunité d’améliorer ses pratiques et de renforcer ses compétences, pour mieux répondre aux enjeux actuels du secteur minier dans sa mission de la lutte contre la fraude et la contrebande minière.
Selon l’Inspecteur Général des Mines,

‘’l’un des éléments clés de cette coopération est la pérennisation du partenariat entre le Centre d’Amitié Suisse-RDC et l’Ambassade de Suisse, visant à créer un canal permettant aux inspecteurs de l’IGM de bénéficier des formations en Suisse’’

, a fait savoir l’IG.
Cette démarche constitue le renforcement des capacités des congolaises dans le secteur minier, un domaine stratégique pour l’économie de la RDC.

Formation à Fribourg : Une immersion enrichissante

L’Inspecteur Général des Mines, Didier KAKU KINGWABIDI a conduit une délégation pour prendre part à une formation spécialisée et une conférence d’échange. La mission s’inscrivait dans un cadre de renforcement des capacités et de partage d’expériences sur les mécanismes de perception des prélèvements fiscaux et douaniers, notamment dans le secteur minier.
Ladite formation a été facilitée par des professeurs de l’Université de Fribourg ainsi que ceux de l’Université de Paris. Les différentes délégations des apprenants ont échangé en profondeur sur le fonctionnement du système fiscal suisse.

‘’La Suisse, en tant que pays fédéral, est composée de 26 cantons autonomes en matière de gestion, ce qui lui confère un modèle de gouvernance unique’’

, constate Didier KAKU.

L’un des aspects majeurs abordés concernait le processus de perception des impôts.

‘’En Suisse, les prélèvements fiscaux sont collectés au niveau des cantons avant d’être rétrocédés au niveau fédéral. Toute initiative de création d’une nouvelle taxe doit être soumise au Parlement fédéral, garantissant ainsi un cadre strict et transparent’’

,note l’IG.
Des comparaisons instructives avec le système congolais
Au cours des échanges, la délégation congolaise a pu établir des comparaisons entre le système fiscal suisse et celui de la RDC. En RDC, les prélèvements se classent en trois catégories : les recettes fiscales, perçues par la DGI ; les recettes non fiscales, encadrées par la DGRAD et les recettes douanières, gérées par la DGDA.
Contrairement à la Suisse où toutes les taxes sont centralisées par les services d’impôts, en RDC, les recettes douanières et fiscales sont distinguées. Cette différence a permis aux participants d’analyser les éventuels ajustements pouvant être apportés au système congolais.

Une leçon précieuse pour la régulation du secteur minier

Lors des discussions, un élément crucial a été identifié concernant la perception de certains impôts dans le secteur minier. La délégation a pris conscience de la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle. ‘’ Toutefois, les détails spécifiques restent confidentiels à ce stade ‘’, a déclaré le n°1 de l’IGM.
L’expérience suisse a inspiré la délégation, notamment sur la mise en œuvre de nouvelles stratégies de régulation, particulièrement sur deux types d’impôts miniers. Dans l’ensemble, il a été identifié quelques pistes concrètes dont : la diversification économique, le renforcement de contrôle, la transformation sur le plan locale des matières premières et l’investissement dans les infrastructures.
Un partenariat fructueux grâce à l’Association Congo-Suisse
Cette mission a été rendue possible grâce au partenariat entre le Centre d’Amitié Congo-Suisse et l’Institut de Fédéralisme Suisse, rattaché à la Faculté de Droit de l’Université de Fribourg. L’Inspecteur Général des Mines et sa délégation expriment leur profonde gratitude M. Sony NLEMVO, président de l’association et ancien boursier de cet institut, dont l’engagement a permis la concrétisation de cette mission d’immersion et d’apprentissage.

Une ouverture vers de nouvelles perspectives

Cette formation à Fribourg a été une expérience précieuse, permettant à l’IGM et son équipe de mieux comprendre les modèles de gouvernance fiscale et minière appliqués ailleurs. Cette mission ouvre la voie à d’éventuelles réformes pour améliorer la gestion des ressources minières en RDC et lutter efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale dans le secteur, a conclu le n°1 de l’IGM.
Didier KAKU s’engage ainsi à mettre en application les enseignements acquis, afin de contribuer à l’amélioration de la gouvernance minière en RDC.

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