Accords de paix Rwanda/RDC : Donald Trump réveille le projet d’érection du barrage hydroélectrique sur la Ruzizi

Saint-Germain Ebengo
Dans sa prise de parole intervenue lundi 14 juillet, sur les ondes de la Rfi, portant éclairage sur le début du processus de la mise en œuvre très prochaine de l’accord de paix entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo, l’ambassadrice américaine accréditée à Kinshasa, Lucy Tamlyn, a placé un mot rassurant sur le réveil par l’administration Trump du projet de construction d’un barrage hydroélectrique sur la Ruzizi, lequel servira à alimenter, en électricité, la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi.
À en croire la diplomate américaine, c’est un projet qui existe depuis longtemps mais qui tardait jusqu’ici à être mis en œuvre.
Pour une brève explication, ce barrage qui sera installé sur la rivière Ruzizi, rivière frontalière entre le Rwanda et la RDC, est une initiative de la CEPGL : Communauté Économique des Pays des Grands Lacs, qui s’inscrit dans le cadre d’un Programme dit de Développement des Infrastructures en Afrique.
Les États-Unis qui viennent réveiller ce projet en filigrane des accords de paix signés le 27 juin dernier entre la RDC et le Rwanda, pensent de ce dernier comme étant un élément clé pour à la fois la stabilité et le développement économique de la région.
Pour le dire mieux, ce projet hydroélectrique, chiffré à plus de 700 millions de $, a juste besoin de la paix pour démarrer.
Voilà ce qui explique la nécessité pour les deux parties impliquées dans les conflits qui prévalent dans la partie est de la RDC, si elles veulent réellement tirer profit de ce projet, de respecter à la lettre les accords de paix ci-haut évoqués, qui l’ont été sous l’égide de l’administration Trump.
La construction de ce barrage, faut-il le rassurer, améliorera l’accès à l’électricité en faveur de plus de 30 millions de personnes disséminées à travers les trois pays : la République Démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi.
Sa capacité est de 147 mégawatts et sa zone d’influence s’étend sur un continuum qui comprend toute la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo, le district de Rusizi au Rwanda ainsi que la province de Cibitoke au Burundi.
Il s’agit donc là, pour le dire en des termes clairs, d’un exemple des aspects positifs de l’incitation du cadre d’intégration économique qui se situe en bonne place au sein de ces accords de paix dits de Washington.