RDC–Rwanda : le CDER fustige les propos de Paul Kagame et appelle à la vigilance nationale

Edouard Funda
Le Courant des Démocrates Rénovateurs (CDER) est monté au créneau après une récente sortie médiatique du président rwandais, Paul Kagame, accusé par ce parti politique congolais de tenir des propos « erronés » et « révisionnistes » sur l’histoire et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans une communication officielle numérotée 009/SN-COMM, du 16 janvier 2026,rendue publique à Kinshasa, le CDER dit avoir suivi avec « stupéfaction » les déclarations du chef de l’État rwandais, qu’il accuse d’avoir tenté de réécrire l’histoire en suggérant que certaines parties du territoire congolais auraient appartenu au Rwanda.
Le parti, cher à Jean-Lucien Bussa Tongba et membre de la Coalition des Démocrates (CODE), rejette catégoriquement ces affirmations qu’il qualifie d’« inventions sans fondement historique ». Pour le CDER, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une tentative éhontée de travestir l’histoire et de raviver des thèses expansionnistes dangereuses pour la paix régionale.
Rappel historique et fermeté politique
Dans son communiqué, le CDER rappelle qu’« aucune partie de la République démocratique du Congo n’a jamais appartenu au Rwanda », soulignant que la Conférence de Berlin de 1884-1885 avait clairement établi les frontières, et qu’à cette époque, des territoires aujourd’hui rwandais, notamment Gisenyi, faisaient encore partie du Congo jusqu’en 1910.
Le parti estime que ces propos du président Kagame constituent une menace à la mémoire collective des peuples et appelle la communauté internationale ainsi que les nations attachées aux principes du droit et de l’histoire à surveiller de près les velléités expansionnistes prêtées aux dirigeants rwandais.

Appel à l’unité nationale
Dans un contexte marqué par la commémoration des martyrs de l’indépendance et des héros nationaux, le CDER invite le peuple congolais à faire bloc derrière le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de faire échec à toute tentative de remise en cause des frontières héritées des pères de l’indépendance.
« La RDC est et restera la terre de Kimpavita, de Kimbangu et de Lumumba », martèle le communiqué, appelant les Congolaises et les Congolais à barrer la route aux « pêcheurs en eaux troubles » et à défendre la souveraineté nationale par la parole et par les actes.
La déclaration est signée par le Professeur ordinaire Frédéric Adélbert Kinkani M.K., Secrétaire national en charge de la coordination de la communication du CDER.