27 juillet 2026

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Conseil de sécurité de l’ONU : la RDC érige la gouvernance des ressources naturelles en priorité de paix et de sécurité internationales

Sous la présidence de la République démocratique du Congo, le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu, mercredi à New York, un débat public de haut niveau consacré au thème : « La gouvernance des ressources naturelles : fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité ».

Prenant la parole au nom du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a souligné que la gouvernance des ressources naturelles constitue désormais un enjeu majeur de paix et de sécurité internationales.

Dans son message, le Chef de l’État a rappelé que la stabilité de l’Est de la RDC demeure étroitement liée à la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, au démantèlement des groupes armés, à l’assèchement de leurs circuits de financement ainsi qu’à la fin des réseaux permettant aux minerais issus des zones de conflit d’intégrer les chaînes d’approvisionnement mondiales.

«La gouvernance des ressources naturelles est un enjeu majeur de paix et de sécurité internationales. Dans l’Est de la RDC, la paix durable demeure indissociable de la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, du démantèlement des groupes armés, de l’assèchement de leurs circuits de financement et de la fin des réseaux qui permettent à des minerais issus des zones de conflit d’intégrer les chaînes d’approvisionnement mondiales », a déclaré le Président Tshisekedi.

Le Chef de l’État a également plaidé pour une transition énergétique mondiale fondée sur la justice et l’équité envers les pays producteurs de minerais stratégiques.« Il ne peut y avoir de transition énergétique véritablement juste si elle repose sur l’injustice faite aux peuples producteurs. Il ne peut y avoir de chaînes d’approvisionnement réellement sûres sans sécurité pour les États et les communautés qui produisent ces ressources », a-t-il averti.

À cette occasion, le Président de la République a proposé l’adoption d’une nouvelle doctrine internationale reposant sur plusieurs principes essentiels : le respect de la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles, la transparence des chaînes d’approvisionnement, le renforcement des mécanismes de traçabilité, la lutte contre l’impunité économique, la promotion de partenariats équitables et l’implication des communautés locales dans la gouvernance des ressources.

Insistant sur les attentes des pays producteurs, Félix Tshisekedi a affirmé qu’ils ne réclament ni privilèges ni assistance, mais des relations fondées sur l’équité, le respect mutuel et des partenariats créateurs de valeur, favorisant l’industrialisation et l’amélioration durable des conditions de vie des populations.

À travers cette initiative, la RDC réaffirme son ambition de jouer un rôle central sur la scène internationale en tant qu’acteur incontournable de la transition énergétique mondiale, de la lutte contre le changement climatique et de l’industrialisation du continent africain.

Cette vision a trouvé un écho favorable auprès du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui a appelé la communauté internationale à rompre avec le modèle historique d’exploitation des ressources au détriment des populations locales africaines. Il a notamment rappelé le rôle stratégique de la RDC, qui assure plus de 70 % de la production mondiale de cobalt, ressource indispensable à la transition énergétique.

Par Georges Kisapindu

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