Journée des monuments et des sites  Franck Dikisongele ” il faut un travail de sensibilisation et de promotion pour nos oeuvres

L’artiste peintre monumentaliste Franck Dikisongele s’est exprimé au cours d’un entretien à bâton rompu à posture d’Afrique en marge de la journée des monuments et des sites célébrée le 18 avril dernier.

 

 

” Cette journée des monuments évoque souvent les figures majeures de l’histoire politique et culturelle ; la traite des esclaves, le colonialisme, les guerres, etc. Ils sont alors considérés comme un patrimoine, dans son sens le plus large, à la fois un produit et un processus qui fournit aux sociétés un ensemble de ressources héritées du passé, créées dans le présent et mises à disposition pour le bénéfice des générations futures. Ils deviennent également l’image présente de la problématique existentielle de toute la société en rapport avec son passé”, a-t-il déclaré.

 

Il a indiqué que ces œuvres monumentales passent parfois pour le symbole de la lutte politique et du combat contre les inégalités et elles représentent aussi

les différentes formes d’oppression du passé et du présent.

 

“Dans tous les cas, elles retiennent l’attention de tous dans l’espace public. Elles ont le potentiel de favoriser l’accès et la jouissance de la diversité communicationnelle. A travers l’élaboration d’un sens d’appartenance

de l’individuel ou collectif, elles peuvent en outre enrichir, à notre humble avis, le capital social et contribuer à soutenir la cohésion sociale et territoriale”, enchaîne l’artiste.

 

Pour l’orateur, il est temps que l’artiste congolais se mette à sa place et qu’il sache quel rôle jouer.

 

 

“L’artiste congolais joue bien son rôle naturellement avec beaucoup de peines et difficultés énormes, faute d’une

politique culturelle qui pourrait favoriser la promotion, la valorisation et la pérennisation de la culture et des arts…”, poursuit-il.

 

 

Une sensibilisation et implication de tous s’imposent “Je pensequ’il faut un travail de sensibilisation et de promotion de ces

monuments considérer comme un musée de plein air.

C’est un patrimoine. C’est-à-dire le patrimoine touristico-cultureldans

son sens le plus large, à la fois un produit et un processus qui fournit aux sociétés un ensemble de ressources héritées du passé, créées dans le présent et mises à disposition pour le bénéfice des générations futures”, a soutenu ce consultant d’art au centre culturel le Monde des Flamboyants.

 

Pour ce qui est de la différence entre les artistes musiciens et comédiens par rapport aux peintres , le peintre Franck Dikisongele est resté objectif.

 

” A mon humble avis , la comparaison ne tient pas et je ne pense pas que les actions des comédiens ou des musiciens sont autant monumentales. Il est question de l’action globale de l’art que la société n’a jamais su prendre en compte.

C’est-à-dire savoir ce que l’on veut pour sa société c’est à ce moment que tous les acteurs seront impliqués dans le développement durable de la société y compris les artistes “, explique-t-il.

 

” L’objectif de la dimension de cette journée internationale des sites et des monuments porte sur le degré d’engagement et d’action des pouvoirs publics dans l’élaboration de mise en oeuvre d’un cadre multidimensionnel pour la protection, la sauvegarde et la protection de la communication des monuments. Nous constatons dès lors qu’il se dessine là un espace de réflexion scientifique et disciplinaire entre quatre objets sociaux, l’historique, le culturel , la politique et l’art.

A en croire ses propos, ces différentes questions sur des oeuvres d’art monumentales méritent une étude profonde car l’art monumental est un objet de connaissance.

 

Pepeco Kinzala

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