Droits humains: Samuel Bemba en appelle à la Communauté internationale face à l’évidence du rapport des Nations Unies sur le génocide en RDC

Par
Saint-Germain Ebengo /S.L.

Le ministre congolais des Droits Humains, Samuel Bemba, veut de la Communauté internationale sa prise au sérieux de l’évidence du rapport récemment fait par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme sur les massacres que le Rwanda et ses supplétifs sont en train d’infliger à la République Démocratique du Congo.

L’homme d’État congolais en charge des Droits Humains l’a déclaré lors de la conférence de presse qu’il a organisé en son cabinet vendredi 19 septembre dernier.

”Considérant les preuves irréfutables, j’alerte le monde entier sur le fait que les atrocités commises à l’Est de la République Démocratique du Congo sont des actes de génocide qui doivent interpeler la conscience universelle. J’appelle l’opinion nationale à s’approprier et le combat et la reconnaissance du génocide commis en République Démocratique du Congo, combat initié par son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi, garant de la nation. J’en appelle aussi à la Communauté internationale face à l’évidence du rapport crédible émanant de propres organes des Nations Unies d’être solidaires avec les victimes du génocide en République Démocratique du Congo et de briser le silence”, a-t-il martelé.

”Nous avons eu à discuter avec le Rwanda sur le rapport du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme. Nous avons commencé le plaidoyer pour la reconnaissance internationale du génocide qui est commis par le Rwanda en République Démocratique du Congo”, parole du ministre.

Pour Samuel Bemba, il paraît à l’heure actuelle indispensable de rappeler avec clarté la signification du terme ”genocide”, mettre en évidence les actes qu’il relève de cette qualification et d’adresser un message solennel à la conscience tant nationale qu’internationale afin juste soit rendue aux victimes et que cessent toutes ces violences qui ont élu domicile il y a de cela plus de 3 décennies dans l’Est de la République Démocratique du Congo, devenu depuis le théâtre des atrocités d’une grave extrémité sous formes de crimes et de génocides.

Le ministre des Droits Humains n’a pas oublié de porter à la connaissance des chevaliers de la plume, présents à son point de presse, divers rapports officiels, entre autres, le rapport Mapping du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, les rapports successifs des experts des Nations Unies, les conclusions du rapport final du 3 juillet 2025, le rapport du 23 juin 2025 ainsi que les résolutions du 7 février 2025 qui remettent tous en question ces graves violations des droits humains en République Démocratique du Congo.

”Ces documents dénoncent les massacres ciblés, épuration ethnique, destruction et dépeuplement des villages, exécutions sommaires ainsi que violences sexuelles massives utilisées comme armes de guerre”, a-t-il expliqué avant de pointer du doigt sans se voiler la face ni mâcher ses mots les perpétrateurs de ces crimes qui ne nous ont que trop causé du tort.

”Ces crimes sont des actes commis sur notre territoire par le Rwanda de Paul Kagame et ses alliés : RCD, CNDP, M23, AFC/M23 ainsi que divers groupes armés étrangers dont FDLR, ADF NALU, LRA, etc.”.

Après avoir dénoncé ces perpétrateurs, le ministre des Droits Humains n’a pas loupé l’occasion de fournir la liste de ces actes de génocide perpétrés sur le sol congolais depuis 1996.

Il a cité parmi eux le massacre de Tingi Tingi durant lequel les réfugiés hutus se sont vus tués par l’Armée Patriotique Rwandaise ; le massacre de Kalima qui a donné lieu à la mort de 200 réfugiés dans le territoire de Pangi et Kasongo ; le massacre de Makobola, avec 800 personnes tuées et des centaines de maisons incendiées ; le massacre de Katokota où furent incendiés 6 habitants sur dix, avec des tirs à bout portant ; le massacre de Mwenga qui a fait enterrer vivantes 15 femmes ainsi qu’un homme ; le massacre de Kamituga, avec comme bilan : des centaines de personnes tués à l’arme blanche ; le massacre de Kasika: mille civils massacrés dont des femmes enceintes, des enfants et un prêtre tué dans une église.

”Il sied de noter que la commission de ces actes de génocide se réalise dans notre pays depuis plusieurs années sous les regards indifférents de la communauté internationale. Plus de 10 millions de morts ; plus de 10 mille victimes vivantes dont des femmes violées, des orphelins et des déplacés internes”, a-t-il fait savoir, avant de mettre à nu la poursuite par le Rwanda et ses supplétifs de leurs actes odieux sur le sol congolais.

”À ce jour, le Rwanda et ses supplétifs AFC/M23 poursuivent leurs actes odieux de massacres tels que ceux de Kishishe, Kibumba, Kitshanga, Maboya, Kanyamayonga, Kuito, Minova et Goma.

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